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Le suspense Anish Kapoor à Versailles

Florence Bousquet 14 avril 2015

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Après Giuseppe Penone en 2013 et Lee Ufan en 2014, c’est au tour d’Anish Kapoor de s’essayer à l’exercice de l’installation monumentale à Versailles, à partir du 9 juin. La semaine dernière, Catherine Pégard, présidente du château, a spécifié à quoi s’attendre. 

kapoor© Château de Versailles

Premièrement, au lieu d’une vingtaine d’œuvres exposées habituellement, l’artiste Anish Kapoor n’en installera que six et uniquement en extérieur. Parmi ces sculptures, deux seront des nouvelles créations « spectaculaires » selon ses mots, tranchant avec un Giuseppe Penone plus sobre. Il ne se préoccupera pas des jardins ou de la nature comme son prédécesseur mais questionnera les rapports que Versailles entretient avec l’histoire et la politique.

Anish Kapoor, né en 1954 à Bombay, est un artiste mondialement reconnu. Après des études d’art à Londres (où il vit encore aujourd’hui), il commence à créer une œuvre inspirée à la fois de la culture occidentale et orientale. Essentiellement sculpteur, il est reconnu comme précurseur d’un nouveau style utilisant des formes incurvées et simples. Le résultat est souvent monumental. Parmi ses sculptures célèbres, citons le Cloud Gate de Chicago, « haricot » en acier gigantesque reflétant de manière déformée les alentours.

Par la simplicité de ses formes et leur impact perceptif, le travail de Kapoor s’expose moins à la polémique, comme cela avait pu être le cas en 2008 avec les sculptures kitsch de Jeff Koons. Une controverse que ne veut surtout pas répéter Catherine Pégard.

Ceux qui avaient apprécié Leviathan au Grand Palais, superbe bulle géante rouge dans laquelle on pouvait pénétrer à l’occasion de la « Monumenta » en 2011, ne devraient pas être déçus. L’artiste anglais d’origine indienne, va, on l’espère, nous surprendre.

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