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Les faux Picasso de Guy Ribes en librairie

Florence Bousquet 3 avril 2015

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Celui que Guy Ribes, faussaire reconnu, préférait peindre, c’était Picasso. Il avait tellement pris l’habitude de son geste qu’il mettait à peine huit minutes pour réaliser une toile à la manière de l’artiste. Génie ou arnaqueur ? Retour sur son histoire dans « Autoportrait d’un faussaire » publié ce mois-ci aux éditions des « Presses de la Cité ».

Guy Ribes dans son atelier, © Hubert Fanthomme pour Paris Match

Guy Ribes est né à Lyon en 1948. Très tôt il commencera à peindre et continuera toute sa vie… à 27 ans, il se spécialise dans la reproduction de tableaux et à 36 ans, lorsqu’il rencontre un marchand d’art, il devient faussaire professionnel. Chagall, Matisse, Dali, Modigliani, Warhol et même Basquiat, il aura tout fait, reproduisant soigneusement la touche de tout ces grands peintres. Pour s’en imprégner, il les étudie consciencieusement, parfois pendant un an.

Que-ce qui l’a poussé à peindre des faux ? « Une compétition d’orgueil, répond t’il au magazine 28minutes sur Arte, puis l’argent ». En 2005, il se fait arrêter et en éprouve un certain soulagement. Il ne supportait plus ce milieu vénal. Aujourd’hui, après avoir peint des milliers de toiles « à la manière de… », il dit n’éprouver aucune culpabilité. A son procès, il déclare : «J’ai tout appris en imitant les plus grands. Je les aimais, je voulais me comparer à eux, par orgueil puis par jeu. J’ai bien essayé d’adapter mon œuvre à celle de Picasso, mais c’était impossible. Les gens préféraient mes toiles inspirées des grands maîtres. C’était plus facile de réaliser des imitations que de peindre pour des gens qui se détournaient de mes œuvres ».

Comment se fait-il qu’il n’ait jamais été démasqué avant 2005 ? Là encore, le faussaire – ou artiste – a usé de stratagèmes bien rodés. Il passait même à travers les datations de pigments ; se procurant des tubes de peintures anciens. Les spécialistes n’ont jamais détecté une anomalie, et les conservateurs de musée ont acheté ses toiles. Dans son livre il avoue que deux faux Picasso identiques tournent sur le marché.

Selon lui, beaucoup d’institutions posséderaient encore des Picasso, Renoir, Degas, Dufy… signés de la main de Guy Ribes. Peindre « à la manière de… », un vrai art ?

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