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Malaga accueille son Centre Pompidou  

Florence Bousquet 1 avril 2015

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Sur le magnifique port de la ville de Malaga, dans le sud de l’Espagne, le Centre Pompidou a inauguré le 28 mars dernier sa première antenne provisoire. Une manière de dynamiser la cité andalouse et, pour le Centre Pompidou, de faire valoir son influence et son image à l’étranger.

Centre Pompidou Malaga, courtesy : www.centrepompidou.es, publication Risueña, Malaga 2015

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le président du Centre Pompidou, Alain Seban (qui quitte ses fonctions le 1er avril), le premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le maire de la ville étaient tous présents dans la belle cité le samedi 28 mars pour l’inauguration du Centre. Dans une joyeuse cacophonie à l’espagnole.

Malaga… son théâtre romain, la place de la Constitution, l’Alcazaba de style arabo-andalou, et maintenant son Centre Pompidou. Constitué de 600 000 habitants Malaga est situé sur la côte est de l’Andalousie dans le sud de l’Espagne (la région est une des plus pauvres du pays). Depuis 2004, le maire de la ville, Francisco de la Torre Prados, s’est lancé dans un vaste chantier de rénovation ; ambitionnant d’en faire une cité « connectée et culturelle ». L’implantation du premier Centre Pompidou provisoire s’inscrit dans cette dynamique, moyennant un coût d’un million d’euros par an. La ville de naissance de Pablo Picasso voit aussi fleurir d’autres musées éphémères délocalisés, comme le Musée russe de Saint-Pétersbourg dans une ancienne usine de tabac.

Pour l’institution française, cette opération permet de faire voir une partie des collections rangées en réserve. Avec plus de 100 000 pièces dont seulement 2 % accrochées sur les cimaises, il s’agit de la seconde collection d’art moderne et contemporain au monde après le Moma de New York. Une idée d’autant plus intéressante que le Centre Pompidou mobile a arrêté de tourner en 2013 en France en raison de son coût de maintien trop élevé. D’autres musées du même type sont à l’étude en Argentine ou en Chine. Les revenus générés serviront à financer un autre Centre Pompidou en France (Libourne et Cabrai sont intéressés).

Un musée provisoire

Daniel Buren, l’architecte du projet, a construit un bâtiment blanc durable de 7000 m² s’insérant discrètement et horizontalement dans la Promenade du bord de mer de la ville avec une entrée au niveau du trottoir. A moitié enterré, on peut marcher sur son toit. Seul un cube transparent tacheté de carrés colorés, marque de fabrique de l’artiste, vient signaler l’institution en servant de puits de lumière. L’anti-Bilbao donc. Construit en 2013, il devait initialement accueillir un centre commercial et culturel.

Les collections « pompidoliennes » resteront à Malaga pour cinq ans. Au total 90 prêts rempliront les salles, centrés autour de la thématique du corps humain, avec des œuvres de Brancusi, Magritte, Erro, Picasso, Suzanne Lafont ou un Autoportrait de Francis Bacon. Les collections permanentes tourneront tous les deux ans. A cela s’ajoutent deux ou trois expositions temporaires par an, un espace jeune public et un auditorium. On peut se demander quelles expositions seront programmées et ce qu’il adviendra du lieu après cinq ans.

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