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Victor de Bonnecaze : « Art Paris est une foire plus classique que la FIAC »

Céline Piettre 26 mars 2015

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Entretien avec le jeune directeur de la galerie Daniel Templon, Victor de Bonnecaze, à l’occasion de la 17ème édition de la foire Art Paris

templon

 L’homme qui donne du feu de Jan Fabre sur le stand de la galerie Daniel Templon, Art Paris 2015. DR.

A quand remonte votre première participation à Art Paris ? En tant qu’habitué, que pensez-vous de la foire, de son évolution ces dernières années ?

Nous participons à Art Paris depuis son installation au Grand Palais en 2006. Aujourd’hui la foire propose un parcours VIP de qualité, qui intègre les musées et les institutions de la capitale.

Qu’est-ce qui vous incite, tous les ans, à rester fidèle à Art Paris ?

Sa temporalité et son public spécifiques. Art Paris propose un complément à la FIAC, qui n’a lieu qu’une fois par an, en octobre. Elle attire un public qui ne se déplacera pas forcément à l’étranger. Un public de proximité, venant majoritairement de la province ou des pays limitrophes. C’est un bon rendez-vous avec nos collectionneurs habituels.

La foire n’a pas toujours eu bonne presse ? On retrouve par exemple peu d’exposants de la FIAC…

Oui, Art Paris peine à se débarrasser de cette mauvaise réputation. La qualité s’est pourtant améliorée et il ne faut pas la comparer à la FIAC, qui est sur un créneau différent. Art Paris est une foire plus classique avec des artistes parfois moins « pointus », moins à la mode.

C’est une foire où il y a véritablement des rencontres. Des échanges de qualité s’y créent et aboutissent à des transactions.

Quels artistes présentez-vous sur votre stand ?

Nos classiques justement : Chiharu Shiota, Jan Fabre, Jonathan Meese et beaucoup d’artistes Français : Claude Viallat, Gérard Garouste, Philippe Cognée, Pierre et Gilles.

Nous proposons par exemple un très bel autoportrait en bronze de Jan Fabre, en taille réelle : L’homme qui donne du feu, où l’on voit l’artiste allumer un briquet en se protégeant de son manteau. Et aussi une nouvelle peinture (un Roi de rien) de Jean-Michel Alberola qui produit très peu (deux grandes pièces par an) et prépare une importante exposition au Palais de Tokyo pour l’année prochaine.

Nos choix correspondent à l’actualité des artistes : Jan Fabre est exposé au même moment à la galerie ; Gérard Garouste bénéficie d’une rétrospective cet été à la Fondation Maeght ; Claude Viallat au Musée des beaux-arts de Nantes.

L’avantage de Claude Viallat est que sa cote reste tout à fait abordable malgré sa dimension historique. Les Américains s’intéressent de plus en plus à son travail, ainsi que les jeunes collectionneurs.

Les prix sont-ils vraiment plus abordables qu’à la FIAC ? Les « petits » collectionneurs peuvent-ils y trouver leur compte ?

Art Paris est une foire qui a une offre moyenne de 10 000 à 40 000 euros. Sur notre stand on va pouvoir trouver des pièces de Chiharu Shiota à 5000 euros, et des pièces de Jim Dine à 200 000 euros.

Ici, notre stand est grand. On peut se permettre de présenter beaucoup d’artistes différents. Comme un échantillon de ce que l’on fait, une mise à jour à destination des collectionneurs qui ne suivraient pas régulièrement notre programmation.

Après la Russie et la Chine, la foire propose un focus sur Singapour. Est-ce que la galerie Templon joue le jeu de la thématique ? Que pouvez-vous nous dire de la scène singapourienne ?

Non, nous ne représentons aucun artiste singapourien. Cette scène en est encore à ses balbutiements, d’où le choix d’Art Paris d’élargir à toute l’Asie du Sud-Est. Art Paris poursuit ainsi son exploration du territoire asiatique. Il est déjà question de la Corée en 2016, ce qui s’annonce plus substantiel.

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