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Bjarne Melgaard fait polémique à Oslo

Florence Bousquet 9 mars 2015

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Jugée choquante, une vidéo de Bjarne Melgaard mettant en scène des fillettes vient d’être dénoncée par l’Unicef. L’oeuvre est actuellement présentée au musée Munch d’Oslo dans l’exposition « Melgaard + Munch. The End of It All Has Already Happened ». 

Bjarne Melgaard, crédit photographique : Johannes Worsoe Berg

L’artiste qui expose en ce moment à la galerie Thaddaeus RopacThe casual pleasure of Disappointment» jusqu’au 14 mars), n’en est pas à sa première polémique. En 2014, une de ses œuvres la plus provocatrice, la femme-chaise (une sculpture de femme noire en bottes de cuir sur laquelle on peut s’asseoir) avait fait scandale lorsque l’épouse du milliardaire russe Roman Abramovitch s’y était installée. Mais il est comme ça, Bjarne Melgaard, dès qu’il rencontre un sujet dérangeant, il veut nous y confronter.

Né en 1967 à Sydney et vivant maintenant à New-York, l’artiste suédois subversif travaille avec plusieurs médiums dans un style expressionniste et volontiers macabre. Ce grand costaud descendant du nord au look de hipster libère ses fantômes d’adolescence dans des œuvres souvent qualifiées de « trash ». Il s’intéresse à des sujets de la contre-culture comme le sado-masochisme ou le Heavy Metal. « Bjarne Melgaard est né dans la société protestante norvégienne, explique Gunnar Kvaran –  spécialiste de l’art contemporain et directeur du Musée Astrup Fearnley à Oslo – à l’Obs. Il s’est senti exclu par son homosexualité. Il a toujours été obsédé par la provocation, qui passait par la perversion, la violence, le sado-masochisme. Mais il est bon de se rappeler que les surréalistes […] pensaient que de tels chocs psychologiques pouvaient être libérateurs».

Qualifié tantôt d’agitateur, tantôt de grand raciste ou de misogyne, Bjarne Melgaard, qui avait exposé au MAC de Lyon pour la Biennale d’art contemporain en 2013 et à la Biennale de Venise en 2011, se défend de ces accusations. Lui affirme plutôt à Télérama : «Je ne suis certainement pas un rebelle. J’ai reçu une formation académique à l’Académie nationale d’art à Oslo, puis à l’Académie Jan van Eyck à Maastricht et à la Rijksakademie à Amsterdam. Je ne cherche pas le scandale. Je travaille, toujours à partir d’un dessin, en me souciant de la composition, de la forme, de la couleur… ». Ses œuvres sont exposées au MoMA de New-York et en France, au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.

En 2014, des polaroids de Balthus prenant pour modèle une petite fille à moitié dénudée avaient fait les frais d’une accusation similaire, entraînant par conséquent l’annulation de leur exposition au Folkwang Museum d’Essen.

Dasha Zhukova sur la chaise-femme de Bjarne Melgaard, courtesy Buro 24/7

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