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Le site de Nimrud rasé par l’État Islamique ?

Florence Bousquet 6 mars 2015

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Le jeudi 5 mars dans l’après-midi, l’Etat Islamique (EI) se serait attaqué au bulldozer à la cité antique de Nimrud en Irak, une semaine après les destructions du musée de Mossoul

Porte d’entrée du site de Nimruq. Courtesy Wikimédia.

L’information a été révélée par le ministre irakien du tourisme mais les faits ne sont pas encore certifiés. Selon un archéologue irakien, il fallait s’y attendre. Il explique au journal Le Monde, qu’après Mossoul et Nimrud, ce sera sûrement au tour du site archéologique d’Hatra d’être la cible de l’EI.

Nimrud (nom tiré du héros biblique Nimrod), ancienne Kalhu, était une des capitales de l’empire assyrien – empire apparu vers 900 avant JC – située à 35 km de Mossoul dans le nord de l’Irak. Elle a été fondée au XIIIème siècle avant notre ère, ce qui en fait l’une des plus ancienne ville connue et un berceau de notre civilisation. Son apogée culmine au IXème siècle avant notre ère lorsque le roi Assurnazirpal II décide d’en faire sa capitale à l’abri des envahisseurs en bordure du Tigre. Il restaure la ville qu’il encercle dans 20 hectares de fortifications, rehausse son palais et l’agrandit, construit des temples. Comme la cité n’était pas assez peuplée il a fait déplacer environ 60 000 personnes des villes voisines. Il les a ensuite rassemblées à l’occasion d’un énorme banquet le jour de la commémoration de la fondation de la ville, jour qui est resté dans les écrits. Nimrud a été détruite en 612 avant notre ère. Des échantillons d’écriture, parmi les premiers de l’histoire y ont été retrouvés.

Aujourd’hui, il reste sur site des murs de l’ancienne ville, des statues, notamment des taureaux ailés gardiens de portes et des orthostates (frises en bas-relief dans les palais mésopotamiens représentant le roi et ses sujets), type de décor importé par Assurnazirpal II en Assyrie. D’autres frises et statues sont conservés au MoMA de New-York, au musée du Louvre (Le roi Assurnazirpal II suivi de son écuyer, Aile Richelieu, salle 6) et au British Museum de Londres.

Dans les années 1980, on a trouvé sur le site des tombes royales de reines assyriennes, une des plus grande trouvaille archéologique du XXème siècle, contenant des corps recouverts de bijoux en or. « C’est vraiment le berceau de la civilisation occidentale, explique au journal Metro l’archéologue Suzanne Bott. C’est pourquoi cette perte est aussi tragique. Ce qu’on trouvait toujours sur le site était époustouflant en termes d’information concernant la vie ancienne. Certains l’ont comparée à la tombe du roi (égyptien) Toutânkhamon».

Le site de Nimrud en 1990, temple de Nabu, crédit photographique : StevanB

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