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La Vienne de Klimt sans Klimt

Céline Piettre 18 février 2015

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Promesse à moitié tenue d’une exposition sur Klimt et la Sécession viennoise désertée par son principal représentant. Les œuvres du peintre autrichien (1862-1918) brillent davantage par leur absence que par l’or qui en recouvre la surface. La Pinacothèque se contente de lui tourner autour, non sans une certaine virtuosité. Visite.

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Gustav Klimt, reconstitution de la Frise Beethoven, 1985. Technique mixte sur plâtre sur chaume, 216 x 3438 cm © Belvédère, Vienne.

On dit qu’il faut toujours se méfier des offres trop alléchantes. L’exposition « Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne» fait songer à ces voyages gagnés sur internet. La destination rêvée est associée à un astérisque dissimulant une liste de prestations «non-incluses dans le prix». Car de Gustav Klimt, mis en avant par la campagne de communication, la Pinacothèque ne présente que quinze œuvres sur un ensemble de 180, soit à peine 10 % de l’accrochage et moins de 6% du corpus de l’artiste. Et ni l’affiche, où le nom du peintre autrichien se détache nettement en capitales; ni la large couverture médiatique dont elle bénéficie déjà à quelques jours de l’inauguration n’y changeront rien. L’exposition curatée par Alfred Weidinger, conservateur au musée du Belvédère de Vienne (d’où proviennent la plupart des œuvres présentées) s’aborde par ses manques. D’autant plus étonnants que ladite institution possède la plus grande collection de Klimt au monde.

L’art de combler les vides

C’est un buste de l’empereur François-Joseph Ier (celui-là même qui a remis au jeune Klimt de 26 ans la médaille d’or du mérite) qui nous accueille dans l’exposition. Nous sommes en 1855, l’Empire autrichien (qui sera bientôt austro-hongrois) s’étend jusqu’aux Balkans, et connaît une économie faste. L’académisme règne sur une Vienne cosmopolite et florissante. La Société des artistes impose la loi du conservatisme. En 1897, un groupe de peintres et d’architectes tourné vers l’international va s’opposer à cet art « défraîchi » du négoce. La Sécession est née, « équivalent viennois de la révolution impressionniste » comme l’explique le directeur de la Pinacothèque Marc Restellini.

On retrouve sur les cimaises ses principaux membres : Carl Moll (dont la sympathie avec le régime nazi a entaché la réputation), Josef Hoffman (l’architecte du groupe avec Joseph Maria Olbrich), Koloman Moser, Josef Engelhart… Les salles thématiques se succèdent ; elles évoquent sans les développer en profondeur les liens avec Paris, la figure de la femme fatale, les paysages géométrisés typiques des sécessionnistes, la filiation avec l’art nouveau et l’expressionnisme à travers le travail d’Oskar Kokoschka. Peu de Klimt – quelques œuvres de jeunesse, un nu féminin sur papier d’emballage, un verger à la tombée de la nuit ­– mais une certaine virtuosité à combler les lacunes.

A défaut de montrer les pièces phares du peintre autrichien et de ses compatriotes, la Pinacothèque parvient à suggérer l’esprit d’une Sécession obsédée par la synthèse entre les arts. Photographies pictorialistes (Heinrich Kühn) et peintures jouent coude-à-coude. Les meubles et les céramiques ­–  les bambins grassouillets de Michael Polwolny ­– signent l’importance des arts appliqués. Freud plane sur La femme en train de se masturber d’Egon Schiele. Les relations étroites avec la musique s’incarnent dans la copie grandeur nature de la Frise de Beethoven de Klimt, fresque de 34 m « traitée comme un relief » explique Alfred Weidinger. Clou de l’accrochage avec ses morceaux de bravoure (l’armure de chevalier tel un millefeuille doré, les forces du mal en King Kong concupiscent), elle matérialise, toujours selon le commissaire, « le fantasme wagnérien de l’art total ». C’est pour elle que les amoureux de Klimt feront le déplacement. Et pour l’impérieuse (et célèbre) Judith du musée du Belvédère, scandaleusement dénudée par son combat avec Holopherne dont elle suspend la tête décapitée. La sensualité pour arme.

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 Judith, 1901. Huile sur toile, 84 x 42 cm © Belvédère, Vienne

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