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Le Mucem pointé du doigt par la Cour des comptes

Florence Bousquet 17 février 2015

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Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, premier musée national décentralisé, est pointé du doigt depuis quelque temps. En cause : sa gestion budgétaire mal anticipée. Le verdict est tombé mercredi dernier, 11 février : la Cour des comptes a publié son rapport annuel sur l’institution et les résultats ne sont pas bons.

Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerrané, © Lisa Ricciotti

Du point de vue de la fréquentation, le bilan a été probant, surtout à l’ouverture en 2013, et le succès au rendez-vous, mais les expositions, temporaires ou permanentes, intéressent moins les visiteurs que le bâtiment lui-même. Seul point positif, le navire de l’architecte-star Rudy Riccioti a participé à donner une nouvelle image à la ville. Mais concernant les collections, le musée se cherche encore et les financements propres sont faibles. Plus grave : la Cour des comptes remet en cause le fondement scientifique même de l’endroit. En effet, la décision de lancer le Mucem «n’a pas été précédée ni accompagnée d’une réflexion approfondie» du ministère de la Culture «sur le sens et la place des musées de société dans la politique culturelle de l’Etat», constate la Cour, qui relève «des objectifs qui se recoupent» avec d’autres institutions existantes (musée du Quai Branly, Cité nationale de l’histoire de l’immigration…).

Autre difficulté : le musée a eu un retard d’ouverture de quatre ans, retard qui compte dans la balance budgétaire. Concernant le bâtiment toujours, les coûts de fonctionnement ont été mal évalués. Avec un site en bord de mer, des matériaux fragiles et des installations techniques complexes, les dépenses liées à l’entretien s’avèrent plus élevées que prévu.

Problème aussi avec le statut juridique de la gestion du musée, qui devait au début fonctionner en PPP (partenariat public-privé), mais qui est finalement un EPA (Etablissement Public Administratif). Enfin, l’ancien musée des Arts et des Traditions Populaires à Paris dans le XVIème arrondissement, ancêtre du Mucem, est laissé à l’abandon et des dépenses inutiles ont été engendrées car le personnel y est resté en poste alors que le musée était fermé et les collections déplacées à Marseille. De plus, le mécénat est très limité.

D’autres musées, comme le Centre Pompidou de Metz rencontrent des soucis d’ordre financier. En décembre dernier, le président de la Région de la Lorraine avait en effet menacé de réduire par deux ses subventionnements.

 

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