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Cuba garde en otage Tania Bruguera

Florence Bousquet 16 février 2015

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Cuba a encore peur de la liberté d’expression… C’est ce que prouve l’arrestation, le 30 décembre dernier de l’artiste Tania Bruguera.

Performance Self-Sabotage, Tania Bruguera, Biennale de Venise, 2009, D.R.

En cause? Une performance qu’elle souhaitait réaliser suite aux pourparlers diplomatiques entre La Havane et Washington. C’était peut-être encore trop tôt et elle est depuis lors placée sous surveillance policière avec interdiction de quitter le pays. L’information a été publiée par le New York Times et relayée notamment par Emmanuelle Lequeux dans Le Quotidien de l’Art du 16 janvier 2015.

La semaine dernière, quatorze artistes internationaux très influents, dont Anish Kapoor, ont fait paraître dans The Guardian une lettre ouverte soutenant sa libération.

Tania Bruguera, née à Cuba mais vivant entre son pays d’origine, New York et Paris où elle enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts, n’en est pas à son premier coup de feu. En 2009, à la Biennale de Venise, dans une performance intitulée Self-Sabotage, elle avait joué à la roulette russe après avoir lu un texte sur le rôle de l’artiste dans la société.

Elle a été arrêtée en janvier dernier à cause de la lecture de son texte I also Demand où elle clamait un nouvel avenir pour Cuba. Jeu apparemment dangereux. L’artiste militante ne souhaitait pas s’arrêter là et prévoyait au printemps prochain, lors de la future Biennale de La Havane, d’appeler les habitants de l’île à sortir sur la place de la Révolution pour y crier leurs idéaux. Cuba a eu peur des débordements. D’un attachement très fort à sa terre natale, elle s’y rend souvent pour y réaliser des performances plaidant la liberté du pays et son ouverture.

Désormais, l’artiste a peur qu’on lui interdise de retourner à Cuba suite à sa libération. Elle dit vouloir rester là-bas : « On ne peut pas jeter hors du pays tous ceux qui les [les dirigeants cubains, NDRL ] dérangent » a-t-elle ainsi déclaré.

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