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Le MOMA se sépare d’un Monet

Céline Piettre 4 février 2015

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Vendus mardi 3 février à Londres pour 14 millions d’euros, Les Peupliers à Giverny de Claude Monet retournent à des mains privées après avoir appartenu successivement aux prestigieuses collections de l’Art Institute de Chicago et du MOMA de New York.

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Claude Monet, Les Peupliers à Giverny, huile sur toile, 1887. Courtesy Sotheby’s.

Elle faisait saliver depuis quelques semaines les grands collectionneurs d’art impressionniste, avec ses cinq Monet et sa belle Etude pour une baignade de Seurat. La vente organisée mardi 3 février à Londres par Sotheby’s a largement dépassé les espoirs de la maison de vente en atteignant un total de £186.44 millions (242 millions d’euros environ).

Parmi les lots phares, l’oeuvre Les Peupliers à Giverny de Claude Monet (1887), vendue par le Museum of Modern Art de New York s’est raisonnablement envolée à 14,3 millions d’euros – sans franchir pour autant l’estimation haute fixée à 17 millions d’euros. C’est une autre toile du peintre français, le Grand Canal (1908), qui remporte l’enchère la plus élevée à 31,39 millions d’euros, soit le record pour une vue de Venise signée par Monet.

Une séparation polémique

L’annonce de la vente des Peupliers à Giverny par le MOMA avait fait frissonner l’échine de certains acteurs du milieu de l’art comme le célèbre critique d’art Jerry Saltz du New-York Magazine. Dans un article publié sur Vulture.com, il reproche au musée sa décision de se séparer d’une toile ayant intégré les collections depuis plus d’un demi-siècle grâce à un don consenti par un couple d’amateurs d’art, et vante la facture « poudreuse » de l’œuvre.

De son côté, le MOMA justifie la vente par la date de la toile, 1887,  qui « n’entre pas dans les limites chronologiques que se serait fixées le musée » selon Le Monde, et la nécessité d’enrichir la section contemporaine grâce au bénéfice de l’enchère.

Impossible en France, en raison de la loi d’inaliénabilité des collections publiques, une telle opération porte aux Etats-Unis le nom de Deaccessioning. Cette pratique, qui compte de nombreux précédents  ̶  en 2004, par exemple, le MOMA cède neufs toiles de Magritte, Picasso, Léger etc.   ̶   fait débat outre-Atlantique au sein du monde de la conservation. D’autant plus quand il s’agit, comme ici, d’une œuvre acquise par donation.

Les Peupliers à Giverny ont donc vécu hier soir les premières enchères publiques de leur histoire. Réalisé sur les bords de Seine au coucher du soleil, acheté à l’artiste en 1892, le tableau passe entre les mains de la Galerie Durand-Ruel de Paris et New York avant d’intégrer les collections de l’Art Institute de Chicago (qui le vend à Silberman Galleries) et plus tard du MOMA.

Selon la conservatrice de la Royal Academy of Arts Ann Dumas, l’œuvre, peinte un an après la 8ème et dernière exposition impressionniste, représente un tournant dans la carrière de Claude Monet, augurant le post-impressionnisme à venir.

 

 

 

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