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Lalique cristallise les papillons de Damien Hirst

Florence Bousquet 28 janvier 2015

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Lalique et Damien Hirst © Luc Castel

L’enfant terrible de l’art contemporain essaierait-il de se racheter une réputation en collaborant avec Lalique pour « Eternal », une collection exclusive en édition limitée ?

Pour cette coopération, l’artiste britannique a figé des papillons dans du cristal en collaboration avec la maison Lalique. Ironie du sort, c’est avec son installation à la Tate Modern de Londres, où il a fait pénétrer les visiteurs dans une salle fermée remplie de papillons, que sa côte aux enchères a sérieusement décliné. En cause : la mort de nombreux lépidoptères dû au manque d’air et de lumière. Depuis, l’artiste s’est temporairement éloigné de la création et travaille à l’ouverture prochaine (courant juin 2015) de sa propre galerie d’art à Londres, la Newport Street Gallery, où il exposera sa collection d’art personnelle composée d’œuvres de Pablo Picasso, Francis Bacon ou Jeff Koons. En homme d’affaire avisé, après avoir délaissé la galerie Gagosian en 2012, il revient donc à ses premiers amours de galeriste.

La collaboration avec Lalique serait donc une parenthèse pour se rapprocher du monde des grands collectionneurs du luxe, prêts à investir dans une pièce de la maison, coûtant entre 15 000 et 25 000 euros. Résultat: l’alliance entre l’artiste digressif et la maison de luxe détonne, dans un esprit à la fois précieux et travaillé, à l’image de l’insecte. Ici, on retrouve un Damien Hirst moins provocateur qui mise sur le raffinement (non dénué d’une pointe de kitsch).

Le papillon, évoquant la fragilité de la vie, est une figure récurrente du travail de l’artiste. La collaboration n’est donc pas fortuite: ce motif inspirait déjà René Lalique au siècle dernier. Cette fascination pour l’insecte existe même depuis les Grecs anciens qui y voyaient un symbole de la résurrection de l’âme. L’artiste, fasciné par le thème de la mort, s’est saisi depuis ses débuts de ce symbole dans sa série I Feel Love où il accroche des papillons naturalisés sur des toiles monochromes. La fossilisation fait aussi partie de son travail comme dans la série d’animaux baignés dans du formol qui l’a rendu célèbre.

C’est toute la fragilité du cristal qui vient se superposer à la fragilité du papillon pour cette collaboration inédite. «René Lalique et Damien Hirst [sont] tous deux sensibles à la beauté magique et paradoxale du lépidoptère, à la fois éphémère et éternel» explique Silvio Denz, président de Lalique monde, dans un communiqué.

Depuis le 23 janvier, Lalique a ainsi mis en vente trois panneaux de l’artiste appelés Love, Hope et Beauty de 37,5 x 41 cm de long, déclinés en douze versions de couleurs différentes et produits en édition limitée de 50 pièces. Chaque panneau de cristal coûte entre 15 000 et 25 000 euros.

 

Damien Hirst, Daemon, 2007, 91 x 91 cm, courtezy Damien Hirst

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