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Un Philippe Ramette renversant à Lyon

Florence Bousquet 26 janvier 2015

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Philippe Ramette, crédit photo : Philippe Somnolet

Quoi de mieux pour cacher un immeuble en cours de désamiantage que d’y afficher une photographie monumentale de 1100 m² ?

C’est ce qu’a réalisé Philippe Ramette à Lyon. Il cache et dévoile en même temps les qualités de la place Beraudier, qui fait partie du Pôle d’échange de Lyon Part-Dieu. Ce dynamique lieu de trafic, surnommé « deuxième centre-ville »,  est situé dans le quartier d’affaires du IIIème arrondissement. Le souhait de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, était de valoriser grâce à l’art cet espace où l’on ne s’arrête pas. Cela s’inscrit dans une volonté plus large voulue par la Ville d’intégrer la création publique à la cité.

Cette installation de 45 x 26 m² recouvre la façade entière d’un immeuble encadrant la place Beraudier. L’intérêt est de requalifier cet espace public vieillissant et en cours de rénovation. De 2016 à 2028, l’ensemble du quartier de la gare de Lyon Part-Dieu, qui constitue un « hub » d’échange européen, va en effet, être complètement repensé.

En attendant l’achèvement du chantier, la photographie de Philippe Ramette offre un point de vue inédit sur ce lieu, en montrant une image renversée du panorama lyonnais prise depuis le sommet du bâtiment sur lequel la bâche est accrochée. L’artiste retourne ainsi l’espace public en se photographiant, lui à l’endroit, et le paysage de fond tourné à 90 degrés, dans un subtil jeu de défi à la gravité.

Philippe Ramette n’en est pas à son premier coup d’essai, lui qui a débuté par la sculpture et voit ses photographies comme des preuves d’une performance irrationnelle. Ses premières mises en scène datent des années 1990 quand il décide de se placer à l’horizontale sur un balcon flottant au-dessus d’une tranchée (Balcony 1). Depuis, sans trucage, il met au défi son corps dans des postures normalement impossibles à l’homme, comme ici, suspendu au rebord de l’immeuble, interrogeant le spectateur sur la réalisation technique de la prise de vue. Son travail questionne ainsi par l’absurde notre environnement et notre vision du monde.

«C’est l’émergence décalée d’un personnage dans une position surprenante qui apparaît dans un paysage auquel on s’est habitué. Un personnage qui n’est pas inactif mais dans une attitude de projection aussi bien physique que mentale » précise l’artiste.

Une installation renversante !

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