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Mons, capitale européenne de la Culture 2015

Florence Bousquet 21 janvier 2015

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Vous ne connaissiez pas Mons ? Ça risque de ne pas durer longtemps. Cette ville située au sud de la Belgique a été désignée Capitale européenne de la culture 2015 et va donc être sous le feu des projecteurs pendant un an. Elle entend profiter de ce statut pour insuffler une nouvelle dynamique à la région touchée par la désindustrialisation. Au programme du week-end d’ouverture (24-25 janvier) : de nombreuses festivités et un feu d’artifice en apothéose le samedi soir.

Pourquoi Mons ?

Cette ville francophone de Belgique fondée au VIIème siècle et dotée d’un riche patrimoine, est déjà la capitale culturelle de la Wallonie. Dans l’esprit du grand public, Mons est immédiatement identifiée au «Doudou», le surnom donné à la fête populaire dont l’origine remonte au Moyen-Âge. Cette dernière est par ailleurs classée au patrimoine (oral et immatériel) mondial de l’UNESCO, comme les mines néolithiques de silex de Spiennes et le Beffroi baroque, le seul du genre en Belgique. Le Mons du XIXème siècle, ancré dans ses racines industrielles de la région du Borinage, en plein essor pendant la révolution industrielle, a été la terre de résidence du célèbre peintre hollandais Vincent Van Gogh. Celui-ci a vécu deux années cruciales de sa vie dans cette ville où il a peint ses premières toiles en s’inspirant des ouvriers des mines de charbon et des usines de la région.

Grande Place © Gregory Mathelot

De grandes ambitions

Parmi les projets phares pour redynamiser la ville: la création d’une « Creative Valley » (concept théorisé par l’économiste américain Richard Florida). Elle vise à transformer une partie de la ville en « hub créatif » tablant sur l’essor des Industries Culturelles et Créatives (ICC), et plus généralement sur le développement de l’économie créative, transdisciplinaire et collaborative, à la suite de Google, de Microsoft et d’IBM, déjà installés dans la région.

A cette reconversion économique s’ajoute une reconversion culturelle avec plus de trois-cent projets, parfois signés de grands architectes, comme le centre des congrès dessiné par Daniel Libeskind ou une nouvelle gare de Santiago Calatrava, qui a déjà conçu celle de Liège. Néanmoins, la ville table davantage sur la reconversion plutôt que sur les stars actuelles de l’architecture. Cinq nouveaux musées viendront compléter l’offre culturelle de la ville, comme le Mons Mémorial Museum, site de la première et de la dernière bataille de la Grande Guerre, ou l’Artothèque, ancien couvent des Ursulines fondé au XVIIIème siècle et reconverti en musée municipal.

A celà s’ajoutent plusieurs projets autour du siège de la fondation Mons 2015 dans une ancienne friche militaire. Un nouveau lieu, l’Arsonic, situé dans une ancienne caserne de pompiers, est entièrement consacré aux musiques émergentes.

Que voir au week-end d’ouverture ?

Les festivités sur le thème de l’éblouissement débuteront samedi et dureront tout le week-end. A découvrir : 19 lieux à travers la ville sublimés pour l’occasion par des artistes plasticiens, comme ce plafond scintillant au-dessus des quais de la gare de l’artiste Fred Sapey-Triomphe. Sera aussi lancée l’exposition «Van Gogh au Borinage» au Musée des beaux-arts de Mons (rouvert en 2013), qui présentera soixante-dix peintures du début de carrière de l’artiste.

«Il y a une place entre le château gonflable et la création pointue, explique le directeur artistique de la cérémonie d’ouverture Philippe Kauffmann. Le seul mot d’ordre: confier la fête à des artistes et raconter une histoire forte. La fête selon Mons 2015, ce n’est donc ni du folklore ni de l’animation. Tous les projets passent par l’intervention d’un artiste. Car c’est par des actes artistiques forts qu’ils pourront raconter une histoire aux gens. Si l’artiste a un univers puissant, cela fera même percoler leur réflexion. Mais surtout leur émotion!».

keyframes, collectif LAPS

Parmi les grands événements du week-end, vous pourrez allumer une des milliers de bougies qui embraseront la place du Parc par la compagnie Carabosse, ou vous laisser éblouir par le mapping 3D du Carré des arts signé des Belges Dirty Monitor. Il sera également possible d’apprendre à danser avec une centaine de robots fluo, place du Marché-aux-Herbes (installation réalisée par le collectif LAPS), avant de finir par le feu d’artifice place Nervienne à 22h30. Tandis que dans toute la ville, les œuvres des créateurs montois actuels, comme les metteurs en scène Joël Pommerat ou Guy Cassiers, ponctueront la soirée, sans oublier des «artistes complices» tendances, comme le styliste Jean-Paul Lespagnard.

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