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Truffaut l’enfant sauvage à la Cinémathèque

Magali Lesauvage 29 décembre 2014

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La Cinémathèque française consacre jusqu’au 25 janvier 2015 une exposition à l’un des héros de la Nouvelle Vague, amoureux de l’amour et du cinéma. François Truffaut y apparaît, peut-être trop brièvement, dans toute son empathie.

François Truffaut en 1968 © Pierre Zucca.

Passer de l’enfance à l’âge adulte en évitant les pièges de l’amour et du désir, c’est peut-être cela la clé du charme des films de François Truffaut. Du moins si l’on en croit les deux grands thèmes évoqués dans l’exposition de la Cinémathèque orchestrée par son biographe Serge Toubiana, à savoir la difficulté, passée l’adolescence, à rester enfant et à survivre à l’amour passionnel.

Des Quatre Cents coups, où le tout jeune Jean-Pierre Léaud voit ses rêves se briser sur l’indifférence des adultes, à La Femme d’à côté qui montre l’union terrible entre l’amour et la mort, le cinéma de François Truffaut est jalonné de drames, des plus universels (la vie de couple dans Domicile conjugal) aux plus romanesques (la folie d’Adèle H.). Avec pour les illustrer un double, Antoine Doinel incarné par Léaud, dont on suit l’éducation d’abord buissonnière puis sentimentale au fil de cinq films (jusqu’à l’ultime L’Amour en fuite en 1979), mais aussi une fascinante galerie d’actrices parmi les plus inoubliables de la génération qui explose dans les années 1960-1970. Citons-les toutes ces femmes célébrées, telles qu’elles nous apparaissent l’une après l’autre dans l’exposition avec peut-être pour point commun une grâce très « française », mélange de sensualité, d’humour et d’introspection intello : Bernadette Laffont, Marie Dubois, Jeanne Moreau, Françoise Dorléac, Claude Jade, Delphine Seyrig, Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Brigitte Fossey, Nathalie Baye, Marie-France Pisier, Isabelle Adjani, Fanny Ardant.

« Je fais des films pour réaliser mes rêves d’adolescent, pour me faire du bien et, si possible, faire du bien aux autres », déclarait l’ancien critique à la plume acerbe, dont l’intransigeance lui vaudra d’être interdit de festival de Cannes. Boulimique de cinéma issu d’un milieu populaire, il gruge ses premières séances, et réalisera à peu près un film par an, de 1959 à 1983. Un rythme effréné (rendu hélas de manière sommaire dans l’expo de la Cinémathèque) qui succède à une intense activité de critique, qui le mène à célébrer Hitchcock le virtuose alors que celui-ci n’est pas encore reconnu par le milieu du cinéma, et à prendre en 1968 la défense d’Henri Langlois quand celui-ci manque perdre la tête de la Cinémathèque.

Homme engagé, homme de cœur et de passions, François Truffaut, nous rappelle l’exposition, c’est aussi un visage, parfois triste ou sévère, éminemment expressif. Celui que choisit en 1977 un tout jeune cinéaste américain, Steven Spielberg, pour incarner dans Rencontre du troisième type « l’empathie » d’un personnage capable de communiquer sans mots avec des extraterrestres. Cinéaste fasciné par le cinéma (une mise en abyme évoquée dans La Nuit américaine, film sur le spectacle et le faux-semblant), Truffaut, dans un discours en hommage à Alfred Hitchcock, évacue la réception du spectateur pour replacer l’auteur au cœur de la réussite d’un film : « Un film est bon quand on peut lire entre les images la peur ou le plaisir du réalisateur à le faire ». Ou le cinéma comme mécanique désirée et désirante.

 

FRANÇOIS TRUFFAUT

08/10/2014 > 01/02/2015

La Cinémathèque française

PARIS

Disparu à l’âge de 52 ans le 21 octobre 1984,François Truffaut a réalisé une œuvre cohérente, intense et romanesque composée de 21...

Exposition terminée
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