Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Visite du MEG à Genève, un musée pour tous les continents

Magali Lesauvage 6 novembre 2014

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Inauguré le week-end dernier, le musée d’ethnographie de Genève (MEG) débute une nouvelle vie après quatre ans de travaux et la réalisation d’un bâtiment spectaculaire en forme de hutte contemporaine. Visite en images dans ses somptueuses collections qui mêlent tous les continents. 

Un musée sous le toit

Vue extérieure du MEG © B. Glauser.

Après la votation populaire validée en 2010, c’est le bureau Graber Pulver Architekten qui a été chargé de bâtir un nouvel édifice adjacent à l’ancien musée devenu trop étroit pour contenir les quelques 80 000 objets de la collection municipale. Devant le jardin dessiné par Hager Partner, l’immense toiture à motifs de losanges abrite une somptueuse bibliothèque consacrée aux sociétés des cinq continents, ainsi qu’un salon de musique abritant des archives parmi les plus riches au monde, avec 16 000 heures d’enregistrement mises à la disposition des visiteurs. Les collections et expos temporaires sont quant à elles déployées en sous-sol sur un grand plateau longitudinal.

Une « exposition de référence » gratuite (et obligatoire)

Vue de l’exposition de référence Les archives de la diversité humaine, scénographie Atelier Brückner GmbH © Daniel Stauch.

Accessible gratuitement, l’exposition permanente, dite « de référence »,  accueille 1200 objets sur les 80 000 que possède le musée. Scandées par cinq sections correspondant aux cinq continents, elle place l’Europe parmi les autres, balayant de fait la distinction encore répandue dans les musées (comme le Quai Branly par exemple) entre « nous et les autres », pour un regard multifocal et non eurocentré.

Les œuvres, parmi lesquelles des objets insolites comme ces cartes de navigation en branchages de Polynésie, ou un porte-amulettes en forme de baleine d’Alaska, sont merveilleusement mises en lumière dans une scénographie (par l’Atelier Brückner de Stuttgart) laissant place, sans trop d’excès, à une certaine dramaturgie. Dès l’entrée dans les collections, une chambre sonore permet d’écouter les milliers d’enregistrements recueillis sur le terrain par les ethnologues, illustrés par les instruments classés par types.

En préambule, une longue table dresse un tableau synoptique des collections et de leur histoire, tandis que l’installation vidéo Mer de l’artiste français Ange Leccia (une vue à la verticale du flux et du reflux des vagues) invite au voyage.

Sélection d’objets

Bol à huile de poisson, Canada, Colombie-Britannique, Tsimshian, XIXe siècle, bois, MEG.

Point fort de cette collection, le département américain livre, du cercle arctique à la Terre de feu, des Inuits aux précolombiens, et du 7e millénaire avant notre ère à aujourd’hui, quelques beaux trésors. Ainsi ce bol provenant de Colombie-Britannique, dans le nord-ouest du Canada, et qui représente à l’avant Txamsen (Corbeau) tenant le soleil dans son bec, et à l’arrière, avec son nez crochu, le chef du monde sous-marin. L’objet garde des traces d’huile de poisson, l’eulakane, montrant qu’il a été utilisé pour des repas cérémoniels, notamment des potlatchs.

Armure à l’effigie de Fudo Myoo, Japon, XIVe-XVIIe siècles, acier, soir, cuir, MEG.

Le thème du pouvoir est particulièrement bien représenté dans les vitrines Asie, avec plusieurs incroyables armures japonaises de samouraïs telle que celle-ci. Le casque composé de 62 lamelles d’acier date des XVe-XVIe siècles, tandis que la cuirasse de la fin du XVIIe siècle (époque Genroku) montre une scène de protection du bouddhisme tantrique, réalisée en or et argent damasquinés : la Triade du roi des sciences inébranlables. On y voit Fudo assis au centre sur un rocher battu par les vagues (métaphore du cycle des naissances et des morts), brandissant le lasso de la « subjugation compatissante » et le glaive de la sagesse. Libellules sur la visière du casque et dragon au dos de la cuirasse garantissent au guerrier une protection sans faille.

Nacelle de traîneau, Suisse, Grisons, XVIIIe siècle, bois, métal, toile cirée, corne, verre, MEG.

Dans une vision nouvelle de l’ethnographie, le MEG met à l’honneur le principe du « partage d’exotismes » : aussi l’Europe a-t-elle droit à sa section, au même rang que les autres continents. Le musée rassemble notamment des objets d’art populaire des sociétés alpines et du monde ouvrier, comme cette nacelle de traîneau suisse dont la figure de proue en forme de bélier est traitée dans le style baroque. Rappelant l’usage répandu du traîneau dans l’Europe d’autrefois, il était sans doute plutôt destiné aux loisirs des enfants que l’on faisait voyager sur la neige, tirés par des chiens ou des chèvres.

Masque funéraire, Pérou, site de Huaca de la Luna, Mochica, phase IV, VIe-VIIe siècles, cuivre doré, Linden-Museum, Stuttgart. Photo : Anatol Dreyer.

L’exposition inaugurale du MEG est consacrée aux rois mochica du Pérou ancien (100-800 ap. J.-C.), qui grâce à des prêts exceptionnels du ministère de la Culture péruvien, déploie dans une impressionnante scénographie noir et or les trésors de céramique, d’or et d’argent d’une tombe royale découverte en 2008. Avec notamment des pièces à anse en terre cuite peinte qui démontrent la fantaisie et la liberté des potiers mochica, ou encore des masques et ornements en or et turquoise, c’est la révélation d’une société d’un luxe inouï.

LES ROIS MOCHICA

01/11/2014 > 03/05/2015

Musée d’ethnographie de Genève (MEG)

GENÈVE

Pour sa réouverture, le MEG présente en première mondiale l'extraordinaire trésor d'une tombe royale de culture mochica ou moché, mise ...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE