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Mois de la photo : de Winogrand à Houellebecq, les expos à ne pas manquer

Magali Lesauvage 3 novembre 2014

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Novembre, ça n’est pas que le mois de la moustache, c’est aussi, depuis 1997, le Mois de la Photo à Paris. Autour de la grande foire Paris Photo, au Grand Palais, la capitale se met à l’image fixe avec une centaine d’expositions consacrées au médium. Sélection des incontournables.

Paz Errázuriz, Evelyn, La Carlina, courtesy galerie AFA, Santiago.

Paris Photo – Grand Palais (13-16 novembre 2014)

La FIAC à peine remballée, la nef du Grand Palais dresse à nouveau des cimaises pour accueillir du 13 au 16 novembre les 143 galeries, plus 26 éditeurs, qui tenteront de faire rivaliser leurs images avec la lumière éblouissante fondant de la verrière magnifique. Parmi les galeries françaises, on retrouvera non seulement les spécialisées (Bernheim, Camera Obscura, Polka), mais aussi des marchands plus généralistes comme Kamel Mennour, Thaddaeus Ropac ou Daniel Templon.

 winogrand

Garry Winogrand, Los Angeles, 1980–1983, Center for Creative Photography, The University of Arizona © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco.

Garry Winogrand – Jeu de Paume (jusqu’au 8 février 2015)

Figure majeure de la street photography, l’Américain Garry Winogrand fut aussi le grand portraitiste de New York, de son dynamisme, de sa variété multiculturelle, de ses grandeurs et de ses bassesses. Trente ans après sa mort, contre-plongées et vues diagonales viennent dire le malaise du monde moderne et de l’ivresse urbaine. L’Amérique de Don Draper est au Jeu de Paume.

-eggleston_untitled1975

William Eggleston, Untitled, 1975 © William Eggleston Trust.

William Eggleston, from black and white to color – Fondation Henri Cartier-Bresson (jusqu’au 21 décembre 2014)

Pionnier de la photographie couleur et de la fameuse technique du dye transfer, William Eggleston, cet autre grand Américain de la photo, est à la Fondation HCB pour une exposition intime et néanmoins très complète. Des premières images noir et blanc aux essais couleur où les gras rouges, verts et bleus rendent l’image plus présente encore, ce sont quarante ans de l’œuvre d’un magicien du quotidien que l’on redécouvre avec joie impasse Lebouis.

Vishniac

Roman Vishniac, Tiroir contenant des œufs fraîchement pondus, Gut Winkel, ferme-école pour jeunes Juifs allemands souhaitant émigrer en Palestine, Brandebourg, Allemagne, vers 1938 © Mara Vishniac Kohn, courtesy International Center of Photography.

Roman Vishniac, de Berlin à New York (1920-1975) – musée d’art et d’histoire du judaïsme (jusqu’au 25 janvier 2015)

Figure peu connue de la photo de la première moitié du XXe siècle, cet Allemand d’origine russe eut cependant un rôle majeur dans la documentation des communautés juives d’Europe de l’Est des années 1930, décelant très tôt les premiers signes de l’horreur à venir. Avant son exil en Amérique et le renouvellement complet de ses sujets comme de son esthétique.

Jacques-André Boiffard, Gros orteil, 1929, Paris, Centre Pompidou/MNAM.

Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste – Galerie de photographies du Centre Pompidou (jusqu’au 2 février 2015)

Evénement : le Centre Pompidou ouvre dans le Forum, niveau -1, un nouvel espace de 200 m² consacré à la photo, la Galerie de photographies, ouverte en accès libre et dédiée aux collections du MNAM. Avec pour exposition inaugurale une rétrospective consacrée à un surréaliste un peu oublié, Jacques-André Boiffard, formé auprès de Man Ray et grand expérimentateur, célèbre notamment pour son travail sur le corps.

Dirk Braeckman, CB-286-93, courtesy de l’artiste.

Dirk Braeckman – BAL (du 7 novembre 2014 au 4 janvier 2015)

« Comment photographier quelque chose m’importe plus que la chose elle-même » : la première rétrospective en France du jeune Flamand Dirk Braeckman au BAL est l’un des événements attendus de cette rentrée photo. Tout en nuances de gris, ces images qui évoquent un symbolisme cotonneux à la Léon Spilliaert, diffusent leur douce et inquiétante lumière, dans un contact proche mais déjà lointain avec le sujet. Fascinant.

Alix Cléo Roubaud, Autoportrait avec Jacques Roubaud, 1980.

Alix Cléo Roubaud – BnF (site François Mitterrand) (jusqu’au 1er février 2015)

Autre découverte (ou redécouverte), celle de la photographe Alix Cléo Roubaud, disparue prématurément en 1983, à l’âge de trente-et-un ans. Immortalisée sur la pellicule par un court-métrage de Jean Eustache, épouse du poète Jacques Roubaud avec lequel elle se photographie, elle a laissé derrière elle des images de la vie et de la disparition, qui, plus de trente ans après sa mort, sont chargées d’une intense émotion.

© Collection particulière.

Toute photographie fait énigme – MEP (du 12 novembre 2014 au 25 janvier 2015)

Toute photographie fait énigme : c’est le postulat posé par cette exposition pensée par l’historien de la photo Michel Frizot, et qui aborde la sensation de doute que peut laisser une image (on n’est pas loin là du fameux punctum théorisé par Roland Barthes, ce point non-focal de la photo qui vient se loger dans notre inconscient). Clichés amateurs, anonymes ou de presse rassemblés là laissent place à l’interprétation. Beau sujet.

dauman

© Henri Dauman.

Henri Dauman, The Manhattan Darkroom – Palais d’Iéna (jusqu’au 4 décembre 2014)

Photojournaliste américain d’origine française, photographe de la vie politique des Etats-Unis et des stars des années 1960 à aujourd’hui, collaborateur de Life et Newsweek, Henri Dauman est au Palais d’Iéna pour une rare exposition en France. A voir : ses portraits de Marilyn Monroe, JFK ou Dennis Hopper.

Michel Houellebecq, Mission #01.

Michel Houellebecq, Before Landing – Pavillon Carré de Baudouin (du 12 novembre 2014 au 31 janvier 2015)

On connaît, bien sûr, Michel Houellebecq écrivain. Il est aussi chanteur, réalisateur et surtout (très bon) acteur, comme l’ont révélé récemment les excellents L’Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience. Sur les hauteurs de Ménilmontant, le Pavillon Carré de Baudoin propose de découvrir Michel Houellebecq photographe, où l’on retrouve son thème de prédilection : le désenchantement du quotidien et la ville déshumanisée. Une des curiosités de cette saison photo.

Carlos Cruz-Diez, Pays-Bas, 1961 © Carlos Cruz-Diez.

Carlos Cruz-Diez en noir et blanc – Maison de l’Amérique latine (du 5 novembre 2014 au 31 janvier 2015)

Autre artiste dont on connaît mal la pratique photographique, le Vénézuélien Carlos Cruz-Diez, célèbre pour ses grandes installations colorées, est l’invité de la Maison de l’Amérique latine, qui présente ses photographies réalisées entre 1947 et 1975 lors de ses voyages. Un regard très nouveau qui éclaire toute une œuvre consacrée à la perception visuelle.

Klavdij Sluban, Hauteville House, Guernesey, 2013 © Klavdij Sluban.

Klavdij Sluban, habiter l’exil – maison de Victor Hugo (du 6 novembre 2014 au 1er mars 2015)

Le Slovène Klavdij Sluban est parti au bout du monde, mais pas très loin, dans la Hauteville House de l’île de Guernesey où Victor Hugo séjourna quinze ans. Photographe des appartements communautaires russes et des paysages infinis vus du Transsibérien, Sluban renoue ici avec la solitude de l’exil dans une série poignante habitée de fantômes.

Louis-Jean et Georges Delton, L’hallali au vivier Frère Robert en forêt de Compiègne, vers 1885 Paris, musée de la Chasse et de la Nature.

Voilà les Delton ! – musée de la Chasse et de la Nature (jusqu’au 26 janvier 2015)

La vie d’un studio de photographie huppé dans la seconde moitié du XIXe siècle, c’est ce que propose de découvrir le musée de la Chasse et de la Nature, avec notamment une sélection de clichés consacrés aux animaux, thème privilégié des lieux. Mais aussi des portraits des grands de ce monde d’autrefois, saisis comme des bêtes traquées dans les feux du photographe.

Yves Marchand & Romain Meffre, Generator room, Port Richmond Power Station, Philadelphia, 2007 ©  Polka Galerie.

Yves Marchand et Romain Meffre, Industry – Polka galerie (du 8 novembre 2014 au 17 janvier 2015)

Célèbres pour leur série consacrée aux ruines industrielles de Detroit, ce duo de jeunes photographes, Yves Marchand et Romain Meffre, est convié par la galerie spécialisée Polka à exposer leurs images sérielles de monuments défunts, toutes réalisées selon la même méthodologie et le même cadrage. L’école de Düsseldorf vit encore !

 

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