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FIAC 2014 : les plus (et les moins)

Magali Lesauvage 22 octobre 2014

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FIAC, 41e ! On emploie les mêmes superlatifs chaque année, mais force est de constater que la foire internationale d’art contemporain de Paris est au fil du temps plus vaste, plus chic, plus… parisienne. Voici les plus (et quelques moins) de cette FIAC 2014.

Une citrouille de Yayoi Kusama sur le stand de la galerie David Zwirner, Paris, Grand Palais, FIAC 2014.

La plus grande

Avec 259 galeries au total, la FIAC bat cette année son record en nombre d’exposants (mais ne dépasse pas Art Basel qui en comptait en juin 285). Parmi elles, 191 ont droit au prestige de la nef du Grand Palais, tandis que 68 sont reléguées aux Docks – Cité de la Mode et du Design pour OFF(icielle) (voir ci-dessous). Un parcours du combattant, comme toujours, pour les amateurs d’art contemporain.

La moins spectaculaire

Point cette année de George W. Bush s’accouplant avec un porc (comme en 2012 avec Paul McCarthy) ni de Murakami géant, mais des œuvres de format moyen, et moins à même de choquer le public − qui a déjà eu sa dose avec le Tree du même Paul McCarthy. Pas non plus d’expositions de niveau muséal, comme on a pu en voir certaines années : la FIAC cette année est assez sage et très chic, et les galeries n’ont pas fait d’efforts démesurés pour appâter le chaland, signe sans doute d’une certaine confiance. Pour ce qui est des prix les plus hauts, on a croisé des Picasso et des Donald Judd qu’on estime à la louche à plusieurs millions…

La plus américaine

Avec au Grand Palais 38 % de galeries venues des Etats-Unis, la FIAC assume son penchant pour l’Amérique : les illustres Pace, David Zwirner, Michael Werner et Paul Cooper de New York sont là, tandis qu’on découvre Andrea Rosen, qui présente l’artiste David Altmejd actuellement exposé au MAMVP. Un amour déclaré, qui se concrétisera dès l’an prochain avec la FIAC Los Angeles.

La moins régionaliste

La foire est aussi très parisienne, puisque le Grand Palais ne présente, parmi les galeries françaises, que des parisiennes − on n’oublie pas Mélanie Rio, de Nantes, à (OFF)icielle. Et (cocorico !) certaines ont même choisi de ne présenter que des Français, comme Anne Barrault, qui expose le trio Sarah Tritz, Guillaume Pinard, Dominique Figarella.

Laurent Le Deunff, Totems, 2007, Paris, Jardin des Plantes, FIAC 2014 © Marc Domage.

Les plus jeunes

Pour ne citer que les galeries parisiennes, notons la présence de jeunes exposants tout frétillants d’être là : Cortex Athletico (Benoît Maire), Gaudel de Stampa, Crèvecœur (qui présente les Quistrebert, en lice pour le Prix Marcel Duchamp), Mor.Charpentier ou Triple V.

Les moins jeunes

Ce sont celles qui sont aussi les plus modernes : en effet la FIAC n’est pas qu’une foire d’art contemporain, puisqu’on retrouve là les fleurons de l’art moderne, avec la galerie Minotaure, qui a confié son commissariat à Bernard Marcadé sur une scénographie de Mathieu Mercier, Karsten Greve, qui montre du Joseph Cornell et du Fontana, Scheidecker avec Hans Bellmer, Nahmad de New York avec Yves Klein et Warhol face à Picasso (rien que ça), Nathalie Seroussi et ses délicieux Hannah Höch, ou Zlotowski avec des toiles de Le Corbusier.

Les plus spécifiques

Certains galeristes ont des chouchous et soignent leur cote grâce à des solo shows léchés : Georges Mathieu (l’artiste du logo d’Antenne 2 !) chez Applicat-Prazan, Olafur Eliasson sur le stand kubrickien de Neuggerrienschneider, la parfaite Roni Horn chez Hauser & Wirth, ou notre bien-aimée pelotteneuse Sheila Hicks chez Frank Elbaz.

La plus regrettée

C’est, comme nous vous l’annoncions cet été, bientôt la fin pour la galerie Yvon Lambert, et bel et bien sa dernière FIAC. Un détour par le stand 0.B26 est donc obligatoire, pour voir, avant qu’elles ne se dispersent aux quatre vents, des œuvres de Niele Toroni, Douglas Gordon ou Candida Höfer.

Les plus à l’air

Si vous n’avez pas pu obtenir de pass ou ne souhaitez pas dépenser la somme (comme tous les ans exorbitante) de 35 euros pour accéder au Grand Palais, on vous conseille vivement de vous rabattre sur le « hors-les-murs » de la FIAC. On commencera par savourer la douceur du Jardin des Plantes pour y dénicher les totems-Pez de Laurent Le Deunff, la bête de poussière de Peter Buggenhout, ou les gouttes de cristal de Didier Marcel, puis on se perdra au Muséum d’Histoire naturelle pour observer à la loupe les feuilles évidées de Géographies transitoires de Benoît Pype.

Ensuite, prendre une navette pour rejoindre les Tuileries et voir la Fontaine aux nanas de Niki de Saint Phalle, une Louise Fuller de Baselitz, un jeu de construction des frères Chapuisat, ou la Baguette magique immergée de Jean-Luc Verna. Cette année, prolonger la balade le long des berges de Seine, qui offrent aux oreilles des œuvres sonores (ainsi des Hommages à Fellini de Rodophe Burger), et s’arrêter au Louvre pour y voir le programme de concerts et performances Ouvertures/Openings (invités : Simone Forti, Charlemagne Palestine et autres légendes). Par contre on vous déconseille la place Vendôme : l’œuvre a été saccagée par des imbéciles avant même le début de la FIAC…

Sébastien Gouju, Tortues, 2014, sur le stand de la galerie Semiose, (OFF)icielle 2014, Paris, Les Docks.

Les moins à l’ouest

On se souvient du temps lointain où la FIAC était lointaine, porte de Versailles… Bien plus à l’aise au Grand Palais, la foire s’est pendant quelques années dédoublée à la Cour carrée du Louvre, proposant ainsi un parcours de toute beauté passant par les Tuileries. Cette année, la FIAC organise (OFF)icielle aux Docks, non loin du Jardin des Plantes : mais attention, ce n’est pas un off !, nous met en garde Jennifer Flay, directrice artistique de la FIAC.

Le temps que l’on comprenne si (OFF)icielle est une foire off ou officielle, on a fait le tour des 68 galeries présentes là, parmi lesquelles les connues Semiose, Laurent Godin, Martine et Thibaut de la Châtre, Meessen de Clercq (Bruxelles), Bertrand Grimont, Samy Abraham, Claudine Papillon, Christian Berst (spécialiste de l’art brut). Faisant râler les galeristes qui se sentent recalés, et les offs officiels (vous suivez ?) à qui on donne l’impression de vouloir leur couper l’herbe sous le pied, les Docks ne font pas figure de nouvelle Cour carrée, mais plutôt de FIAC de seconde main. Dommage.

Les plus stressés

Et on les comprend, ce sont les quatre (en réalité cinq) nommés au Prix Marcel Duchamp 2014, qui présentent là leurs projets spécifiques. Soit, dans l’ordre alphabétique : Théo Mercier, avec une sculpture de moai à nez humain posant devant des étagères juchées de souvenirs pour touristes, Julien Prévieux* qui présente un film-performance révélant les chorégraphies inconscientes de nos nouveaux gestes technologiques [phrase écrite en tapant avec les doigts sur une machine], Florian et Michaël Quistrebert qui font vibrer des toiles métalliques par des jeux d’optique, et enfin Evariste Richer et ses objets terrestres énigmatiques à échos poétiques. Notre favori est indiqué par un astérisque.

Les plus off

On ne les oublie pas, des dizaines d’autres galeries sont à Paris cette semaine, réunies en diverses foires off : Slick Attitude sous le pont Alexandre III, YIA au Carreau du Temple, Outsider Art Fair à l’hôtel Le A, Show Off Variation à l’Espace des Blancs-Manteaux, Art Elysées sur l’avenue des Champs-Elysées… Et si vous en redemandez encore, ou avez un portefeuille inépuisable, une nocturne des galeries parisiennes est également organisée le jeudi 23 octobre.

 

FIAC 2014

23/10/2014 > 26/10/2014

Nef du Grand Palais

PARIS

La 41ème édition de la FIAC se tiendra du jeudi 23 au dimanche 26 octobre 2014 et rassemblera au Grand Palais plus de 185 galeries venues ...

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