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Inauguration : le musée Picasso fait la démonstration d’un génie du siècle

Magali Lesauvage 21 octobre 2014

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Après des années de travaux et de douloureuses luttes intestines, le musée Picasso, l’un des fleurons du patrimoine français, rouvre à Paris ce samedi 25 octobre, jour anniversaire de la naissance de l’artiste espagnol. L’accrochage est signé Anne Baldassari, ex-directrice rappelée pour l’occasion, qui signe ici un parcours lumineux, épuré et mettant en valeur, avec près de 400 œuvres, le génie inépuisable de Picasso. En images, voici les principales étapes de la visite des collections de l’hôtel Salé.

Les très néo-classiques Femmes à la fontaine, grande sanguine de 1921, acceuillent le visiteur dans le hall.

L’accrochage ose les confrontations entre les époques et les styles : ici le fameux Autoportrait (1901) de la période bleue, à droite, et le Jeune Peintre exécuté soixante-dix ans plus tard font dialoguer la jeunesse de l’artiste avec son retour à « l’enfance de l’art ».

La femme par Picasso : mère, amante, muse ; inspiration, corps, objet plastique.

 

Plutôt que d’accumuler des centaines d’œuvres, le musée fait le choix d’isoler des exemples éloquents (et pas nécessairement les plus connus) de chaque style de l’artiste, comme ce très beau portrait de femme cubiste…

… ou la mélancolique Tête de femme de 1921.

Les lustres de Diego Giacometti ornent les plafonds de l’hôtel Salé (ici au premier étage).

Autre mise en regard savoureuse : cette Tête de mort en bronze de 1943, œuvre d’une brutalité désespérée réalisée pendant l’Occupation, devant des portraits de femme au visage déconstruit.

L’Homme au mouton surgit fièrement dans la pénombre d’un cabinet plaqué de boiseries, l’une des rares salles sombres des collections.

Émouvante, la palette-chaise de l’artiste provenant de son atelier.

La charmante candeur de cette Chèvre de 1950 en plâtre, osier, céramique, feuille de palmier, métal, bois et carton, dans la salle consacrée à l’enfance et à la famille…

… suivie du Picasso érotique : femmes au sexe ouvert et nudité sans complexe.

Sous une superbe charpente, le troisième étage présente la collection particulière de Picasso, avec notamment le Douanier Rousseau, Miró, Matisse, Degas, Balthus, Braque, Gauguin, Renoir, Chardin, Corot, Le Nain et des œuvres d’art africain et océanien.

Des points de vue étonnants et subtils entre les œuvres, comme cette Etude de mains de 1921 et une sculpture provenant du Vanuatu en arrière-plan…

… ou encore ces dessins de Matisse et Picasso (une feuille et une plume), révélant la parenté de leurs recherches sur le motif et l’abstraction de la forme.

La visite se poursuit au sous-sol dans les « Ateliers », avec notamment les céramiques !

On retrouve toute la famille Picasso au musée : Olivier, son petit-fils, pose devant le portrait de sa grand-mère Marie-Thérèse Walter.

Et on salue enfin monsieur Pablo Picasso, immense artiste, infatigable chercheur, homme engagé, qui fit don à l’Etat français d’un nombre inestimable de chefs-d’œuvre.

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