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Culture : Fleur Pellerin nommée rue de Valois

Pascal Bernard 27 août 2014

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Nommée ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique en mai 2012 puis Secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger en avril, Fleur Pellerin accède mardi 26 août, à la faveur d’un remaniement ministériel, au poste convoité de ministre de la Culture et de la Communication. Elle succède à Aurélie Filippetti.

Fleur Pellerin durant le Forum Mondial du Libre, octobre 2012 © Wikimédia Commons/Lionel Allorge

Diplômée de l’ESSEC, de Sciences Po et de l’ENA, Fleur Pellerin a gravi un à un les échelons du pouvoir. Après avoir fait partie des équipes de campagne de Lionel Jospin, Ségolène Royal puis François Hollande, elle a été nommée ministre déléguée à l’issue de son élection en mai 2012, puis secrétaire d’état. Un parcours sans fautes qui lui vaut aujourd’hui d’accéder, à près de 41 ans, au poste de ministre de la Culture et de la Communication. À l’instar de Najat Vallaud-Belkacem nommée ministre de l’Éducation nationale, elle incarne l’une des figures montantes de ce nouveau gouvernement.

Une promotion que les médias n’avaient pas vu venir : les noms de Christiane Taubira, maintenue garde des Sceaux et ministre de la Justice, ou Christophe Girard (maire du 4e arrondissement de Paris, ancien adjoint à la culture de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, à l’origine de la création de Nuit Blanche, de Paris-Plages ou du 104) circulaient dans la journée. Fleur Pellerin succède à Aurélie Fillippetti qui, à l’annonce du remaniement ministériel lundi 25 août, avait fait part de son intention de quitter le gouvernement. Dans une lettre ouverte à François Hollande et Manuel Valls. l’ancienne ministre explique les raisons de son départ. La différence de vision sur la politique économique menée par le président de la République et le tournant social-démocrate engagé en début d’année ont eut raison de son engagement.

Durant son mandat, Aurélie Filippetti a du faire face à de vives critiques relatives à sa gestion du dossier Hadopi ou de la réforme du régime des intermittents du spectacle. Récemment, la ministre a eu à régler la crise à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris ainsi que le conflit au musée Picasso opposant la directrice Anne Baldassari et les équipes du musée. La rumeur d’une éviction d’Aurélie Filippetti circulait avant même le remaniement, du fait de la mauvaise entente de la ministre avec les autres membres du gouvernement.

Au ministère de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin devra composer avec les restrictions budgétaires imposées. Elle devra aussi régler les dossiers prioritaires des intermittents du spectacle et de la loi Hadopi et défendre les acteurs audiovisuels contre les géants américains comme Amazon, Netflix, et Google. Un travail de longue haleine qui ne devrait pas lui laisser le temps de vivre sa passion pour la peinture : on se rappelle qu’une copie du Bigger Splash de David Hockney peinte de ses mains décorait son ancien bureau.

 

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