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Paris : à la recherche d’Auguste Rodin

Pascal Bernard 26 août 2014

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À Paris, les occasions de découvrir l’œuvre d’Auguste Rodin sont nombreuses : un musée lui est consacré et le musée d’Orsay présente un ensemble significatif de sculptures. Saviez-vous que beaucoup sont visibles dans l’espace public ? D’Auteuil à Montparnasse, tour de Paris à la recherche de Rodin.

Les débuts de Rodin

Auguste Rodin, L’Âge d’airain, place Rodin (Paris 16e).

L’Âge d’airain (1877) constitue la première œuvre importante d’Auguste Rodin. Présentée d’abord sans titre, elle fut ensuite baptisée par le sculpteur «  L’Âge d’airain » en référence aux trois âges de la vie décrits par le poète grec Hésiode. Une lance dans la main gauche permettait initialement d’identifier le modèle à un soldat. Exposée à Bruxelles puis à Paris, la sculpture fit scandale : Rodin fut accusé d’avoir moulé sa figure sur nature. Le sculpteur dut constituer un solide dossier pour prouver sa bonne foi et son aptitude à créer une œuvre aussi vraie que nature. Deux tirages en bronze de L’Âge d’airain sont visibles dans Paris : l’un sur la place Rodin (Paris 16e), l’autre dans la cour du lycée Rodin (Paris 13e).

Auguste Rodin participa au chantier de reconstruction de l’Hôtel de ville de Paris (Paris 4e), incendié en 1871 par la Commune. De nouvelles statues des hommes illustres de la capitale furent commandées pour orner la façade. Rodin réalisa celle du mathématicien et philosophe français, co-éditeur avec Denis Diderot de l’Encyclopédie, Jean le Rond d’Alembert. La sculpture est toujours visible à l’extrémité nord du bâtiment, au premier étage.

La Porte de l’Enfer

Auguste Rodin, L’Ombre, jardin des Tuileries (Paris 1er).

Le scandale de L’Âge d’airain permit à Rodin de se faire remarquer. En 1880 l’État français lui commanda une porte pour le futur musée des Arts décoratifs : ce projet deviendra La Porte de l’Enfer. L’œuvre monumentale, inspirée par la Divine Comédie de Dante, tient une place particulière dans l’œuvre de l’artiste puisqu’elle l’occupa jusqu’à la fin de sa vie.

Rodin crée plus de deux cent figures et groupes destinés à orner l’ouvrage. La Porte lui offre jusqu’à la fin de sa vie une source inépuisable de sujets : au cours de sa carrière, le sculpteur isole de nombreuses figures. Le Baiser (jardin des Tuileries), inspiré par l’histoire de Paolo et Francesca, en faisait initialement partie avant d’être écarté. Dans la version finale, coulée en 1917 – année de la mort de Rodin – Le Penseur, L’Ombre ou Eve occupent une bonne place. Un tirage du premier est visible à la station de métro Varenne, tandis que les deux autres figures sont exposées de manière permanente au Jardin des Tuileries (Paris 1er), sur la terrasse du musée de l’Orangerie.

Rodin et les écrivains

Auguste Rodin, Monument à Victor Hugo, angle des avenues Henri-Martin et Victor Hugo (Paris 16e).

En 1889 Rodin reçoit la commande d’un monument à Victor Hugo destiné à être placé au Panthéon. Le sculpteur représente l’écrivain pensif sur un terrain rocheux, entouré de trois muses, la tête appuyé sur la main droite, le bras gauche tendu devant lui. Un autre projet est préféré mais le jury donna à Rodin la possibilité de réaliser l’œuvre. Un tirage en bronze est aujourd’hui présenté à l’angle de l’avenue Henri-Martin et de l’avenue Victor Hugo (Paris 16e), tandis qu’un buste d’Hugo est visible dans le square des poètes à Auteuil (Paris 16e). Rodin isola l’une des muses (à l’arrière du monument) qui devint la Méditation ou La Voix Intérieure (un exemplaire est visible au jardin des Tuileries).

Deux ans après Hugo, Rodin reçut la commande d’un monument à Balzac. Le sculpteur choisit dans un premier temps de traiter le vêtement et la tête séparément, avant de les assembler. Le projet fit scandale, déchainant les passions entre partisans et opposants. Deux tirages sont visibles dans Paris : l’un à l’angle du boulevard Vavin et du boulevard Montparnasse (Paris 14e), l’autre dans la station de métro Varenne. Citons pour être exhaustif : le médaillon figurant Stendhal sculpté d’après un dessin de David d’Angers au jardin du Luxembourg (Paris 6e) et le buste du monument à Henri Becque situé place Prosper-Goubaux (Paris 17e).

Œuvres funéraires

Auguste Rodin, médaillon de Jehan de Bouteiller, 1886. Cimetière de Passy (Paris 16e).

Les cimetières réservent souvent de belles surprises aux amateurs d’art : à Paris, au moins trois œuvres d’Auguste Rodin s’y trouvent. Le sculpteur réalisa le médaillon de Jehan de Bouteiller (1840-1885), journaliste et homme politique, membre du conseil municipal de Paris, au cimetière de Passy (Paris 16e). Sur le même modèle (un profil d’homme de trois-quarts), l’artiste exécuta un médaillon à la mémoire du musicien César Franck (1822-1890) pour sa tombe au cimetière de Montparnasse (Paris 14e) : l’original volé puis restitué a été mis en lieu sûr, et remplacé par une réplique. Enfin au cimetière de Montmartre (Paris 18e), Rodin réalisa le buste du critique d’art et journaliste Jules Antoine Castagnary (1830-1888).

 

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