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Paris : les grandes expos de la rentrée

Pascal Bernard 25 août 2014

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L’automne parisien s’annonce déjà chargé avec la réouverture en octobre du musée Picasso, de la Monnaie de Paris et l’inauguration de la Fondation Louis Vuitton. Alors que la rentrée des musées approche à grands pas, nous vous proposons dès aujourd’hui une sélection de dix grandes expositions à Paris en septembre-octobre (voir aussi notre sélection des 33 expos de l’automne à ne pas manquer en France, Suisse et Belgique).

Le Pérugin, Vierge à l’Enfant, vers 1500, Washington, National Gallery of Art.

Le Pérugin, maître de Raphaël, musée Jacquemart-André (à partir du 12 septembre)

Trois ans après l’exposition Fra Angelico, le musée Jacquemart-André propose de redécouvrir un autre grand maître de la Renaissance. Considéré par ses contemporains comme l’un des plus grands peintres d’Italie, Le Pérugin (1450-1523) a initié une nouvelle manière de peindre, qui a profondément marqué son époque. Inventeur de nouvelles règles de composition, il a créé un langage pictural dont l’influence s’est étendue par-delà les frontières. L’exposition mettra en lumière les apports essentiels de ce peintre à l’art et la culture de son époque. Une cinquantaine d’œuvres (dont huit de Raphaël, sur lequel Le Pérugin eut une influence considérable), retraceront les grandes étapes de sa carrière.

Les Borgia et leur temps, de Léonard de Vinci à Michel-Ange, musée Maillol – Fondation Dina Vierny (à partir du 17 septembre)

La famille Borgia doit sa célébrité à ses hommes d’état, à ses papes et à ses personnalités hors du commun qui furent aussi les mécènes des plus grands artistes de la Renaissance. Leur réputation sulfureuse fascine et inspire depuis longtemps les auteurs, Victor Hugo et Alexandre Dumas notamment, comme les scénaristes de séries télévisées. Au musée Maillol, les visiteurs pourront découvrir au travers des œuvres des meilleurs artistes de l’époque (Léonard de Vinci, Le Pérugin, Raphaël, Michel-Ange) leurs vrais visages ainsi que ceux des personnages majeurs de leur époque. Des œuvres provenant des plus prestigieuses collections d’Europe, pour certaines jamais montrées au public, seront présentées.

Niki de Saint Phalle, Galeries nationales du Grand Palais. (à partir du 17 septembre)

Niki de Saint Phalle (1930-2002) fut l’une des artistes les plus marquantes du XXe siècle. Si le grand public la connaît surtout pour ses Nanas pulpeuses et colorées, ainsi que ses collaborations avec son mari Jean Tinguley (Cyclop à Milly-la-Forêt, Fontaine Stravinsky à Paris ou Jardin des Tarots en Italie), son oeuvre s’impose aussi par son engagement et par sa radicalité. Artiste polyvalente, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice, Niki de Saint Phalle fut une féministe engagée, jouant sur son statut de femme artiste pour porter un message politique. Le Grand Palais entend aujourd’hui apporter un nouveau regard sur son œuvre et lui redonner la place qu’elle mérite dans l’histoire de l’art.

Marcel Duchamp, Le Grand Verre ou La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, 1915-1923, Philadelphia Museum of Art © Artists Rights Society, New York/ADAGP, Paris/Succession Marcel Duchamp.

Marcel Duchamp, la peinture, même, Centre Pompidou (à partir du 24 septembre)

De Marcel Duchamp (1887-1968), tout le monde ou presque connaît les ready-made : urinoir et porte-bouteilles. En revanche ses peintures, pour la plupart conservées au musée de Philadelphie, sont peu connues en Europe. Le Centre Pompidou leur consacre une grande exposition monographique qui s’annonce déjà exceptionnelle. Elle réunira ses œuvres les plus emblématiques, comme le Nu descendant un escalier (1912) et Le Grand Verre ou La Mariée mise à nu par ses célibataires, même (1915-1923), accompagnées des sources littéraires, picturales ou scientifiques qui ont inspiré leur réalisation : des ouvrages de perspective aux films de Marey ou de Méliès, de Cranach l’ancien à Picabia ou Kupka.

Les Mayas, un temps sans fin, musée du quai Branly (à partir du 7 octobre)

Les Mayas ont laissé à la postérité des cités à l’architecture spectaculaire, une statuaire d’une grande perfection technique, des fresques, des œuvres en céramique et en jade d’une incroyable finesse ainsi qu’un registre détaillé de leurs croyances religieuses, rituels, vie en communauté, et histoire, et l’écriture la plus avancée de l’Amérique précolombienne. Exceptionnelle par l’étendue géographique et temporelle qu’elle recouvre, l’exposition Les Mayas, un temps sans fin réunit au musée du quai Branly près de 400 œuvres d’art issues des différentes époques qui jalonnent l’extraordinaire longévité de cette civilisation, des premiers vestiges archéologiques jusqu’à nos jours.

Paul Durand-Ruel, le pari de l’impressionnisme, musée du Luxembourg (à partir du 9 octobre)

Le musée du Luxembourg présente la première exposition consacrée à Paul Durand-Ruel (1831-1922). Considéré comme le plus grand marchand d’art du XIXe siècle et l’inventeur du marché moderne de l’art, il fut le découvreur et un fervent défenseur des peintres impressionnistes qui se fédérèrent dans les années 1870. L’exposition reviendra sur une période charnière de l’histoire de l’art : le moment où l’impressionnisme accède à une reconnaissance internationale. Le parcours s’articulera autour de plusieurs chefs d’œuvres de Paul Cézanne, Auguste Renoir (dont la Danse à Bougival du Museum of Fine Arts de Boston) ou Claude Monet (notamment La Liseuse de la Walters Art Gallery de Baltimore).

Garry Winogrand, Park Avenue, New York, 1959 © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco.

Garry Winogrand, Jeu de Paume (à partir du 14 octobre)

Le Jeu de Paume présente une grande rétrospective de l’américain Garry Winogrand (1928-1984). Célèbre pour ses photographies de New York et de la vie aux États-Unis depuis les années 1950 jusqu’au début de la décennie 1980, Garry Winogrand est considéré par beaucoup comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle. L’exposition réunira les images les plus emblématiques de l’artiste et des tirages restés inédits, puisés dans les archives en grande partie inexplorées de la fin de sa vie. Avec cet automne Garry Winogrand au Jeu de Paume, William Eggleston à la Fondation Henri Cartier-Bresson, et la programmation de la Maison européenne de la photographie, les amateurs de photos seront encore une fois gâtés.

De l’amphore au conteneur, musée national de la Marine (à partir du 15 octobre)

Le saviez-vous ? Près de 360 millions de tonnes de marchandises transitent chaque année via les principaux ports français : Marseille, le Havre, Dunkerque, Nantes, Rouen ou encore Bordeaux. Le musée de la Marine a choisi de retracer l’histoire du transport maritime des marchandises en prenant comme fil conducteur les grandes routes océaniques et le voyage de cargaisons liées à l’alimentation : céréales, huile d’olive, sel et épices, café, thé et cacao, vin, fruits exotiques. L’exposition De l’amphore au conteneur nous invite à découvrir 2000 ans d’histoire à travers l’extraordinaire aventure de la marine de commerce en France, sa richesse historique et son actualité.

Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstraction, musée d’Art moderne de la Ville de Paris (à partir du 17 octobre)

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris met à l’honneur Sonia Delaunay (1885-1979), une autre artiste-femme emblématique du XXe siècle. Première grande rétrospective parisienne consacrée à l’artiste depuis plus de cinquante ans, l’exposition rassemblera plus de 400 œuvres : environnements, peintures, décorations murales, estampes, textiles, permettant de mettre en lumière l’importance de son activité dans les arts appliqués, sa place spécifique au sein des avant-gardes européennes, ainsi que son rôle majeur dans l’abstraction. Le parcours chronologique, de la belle époque aux années 1970, illustrera la richesse et la singularité de son œuvre.

Bruno Decharme, Art Brut/Collection abcd, la maison rouge (à partir du 18 octobre)

Pour sa douzième exposition de collection privée, la maison rouge invite le français Bruno Decharme à présenter une sélection d’environ 400 œuvres (dessins, peintures, sculptures, photographies, assemblages…) de sa collection d’art brut, considérée comme la plus grande au monde (plus de 3500 pièces recensées). Elle réunit des œuvres de nombreux pays, produites dans un cadre asilaire ou dans la solitude des villes et des campagnes, des productions dites médiumniques et des objets populaires qui échappent à la norme des traditions. Des focus seront consacrés à des artistes emblématiques de l’art brut, reconnus depuis des décennies ou récemment découverts, comme Aloïse Corbaz, Henry Darger, Augustin Lesage, ou Adolf Wölfli.

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