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Get Hold of This Space : l’art conceptuel canadien disséqué

Pascal Bernard 4 août 2014

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Le Centre culturel canadien présente le deuxième volet d’une exposition portant sur l’art conceptuel canadien, des années 1960 à 1980, où l’on croise notamment les pérégrinations de Rodney Graham, Paul Woodrow ou encore Michael Snow.

Vue de l’exposition Get Hold of This Space au Centre culturel canadien, à droite : Michael Snow, Venetian Blind, 1970.

L’exposition Get Hold of this Space emprunte son titre à une œuvre-phare de Gordon Lebredt, simple injonction affichée dans l’espace. Tandis que le premier volet portrait sur la critique de l’institution et le développement de réseaux alternatifs d’exposition, le second (à voir jusqu’au 5 septembre) montre le rapport des artistes aux lieux ainsi que leur exploration des nouvelles formes de communication, et de transmission de leur travail.

Road trips

Le paysage, urbain ou rural, constitue l’un des éléments principaux de l’art conceptuel au Canada. Les artistes s’emparent de la route et des rues, le déplacement se place au cœur de leurs recherches. Paul Woodrow filme un trajet en voiture (Rearview Mirror), David Askevold photographie la ville depuis un bus (Halifax Travelogue, March 69, Bus Route 12, Midway between Every Block) et Christos Dikeakos depuis sa voiture (Instant Photo Information), Françoise Sullivan propose une promenade photographique entre le musée d’art contemporain et le musée des beaux-arts de Montréal tandis que Harold Pearse parcoure les 5000 km de la route nationale transcanadienne et immortalise chaque station essence où il s’arrête pour faire le plein…

La ville devient leur nouveau terrain de jeu. En résidence à Halifax, Daniel Buren produit en 1972 deux œuvres publiques temporaires dont l’une consiste à apposer sur la façade d’un immeuble sept panneaux de couleurs différentes alternés chaque jour pendant une semaine (7 days, 6 placements, 7 colours). Trois ans plus tôt, l’exposition Place & Process à Edmonton, dans le sud-est du Canada, présente six projets réalisés en extérieur : Robert Morris fait exécuter à des chevaux des allers-retours sur une ligne tracée à la craie blanche (Pace and Process), Dennis Oppenheim court dans la neige et l’empreinte de ses pieds est coulée dans le plâtre (Condensed 220 Yard Dash)…

Capri-Rome-Venise : au-delà des frontières, Robert Kleyn réalise Island, deux ensembles de diapositives illustrant un voyage aller-retour près de Capri. Une série nous montre l’île de plus en plus grande, l’autre de plus en plus petite, le tout projeté au son des vagues et du moteur du bateau. À Rome, Rodney Graham exécute une série d’épreuves au sténopé du forum romain, tandis que Michael Snow, pour la Biennale de Venise de 1970, se prend en photo vingt-quatre fois, aveuglé par le soleil de la lagune (Venetian Blind).

L’importance du document imprimé

Les pratiques alternatives de ces artistes ont été rendues possibles en partie par le développement des réseaux de communication, et l’émergence de nouvelles technologies d’enregistrement et de diffusion (télévision, ordinateur). L’exercice de la performance implique alors la production de documents imprimés : protocoles et processus en amont puis documents d’enregistrements : photographies, comptes-rendus, correspondances qui constituent le cœur de l’exposition du Centre culturel canadien, et permettent de documenter des activités de nature éphémère (performances, échanges à distance…). Les artistes conceptuels prônent l’art en tant qu’idée, plutôt que comme expression individuelle. L’habilité technique, les préoccupations visuelles et formelles sont écartées. Une œuvre peut exister sans être produite ou vue, les documents produits autour suffisant à les appréhender.

Ainsi, dans le cadre de Place & Process à Edmonton, Hans Haacke largue dans une rivière cent bouteilles renfermant un message invitant ceux qui les retrouveraient de l’informer de « la date, du temps pendant la journée, de l’endroit et des circonstances » dans lesquelles elles auront été retrouvées. Surprise de l’exposition : dans la même vitrine se trouve la réponse de l’artiste français Alain Kirili, disant avoir retrouvé l’une de ces bouteilles deux mois plus tard, le 30 décembre dans la Seine sous le Pont-Neuf.

 

GET HOLD OF THIS SPACE

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Exposition terminée
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