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Paris : une grille du pont des Arts s’effondre sous le poids des « cadenas d’amour »

Pascal Bernard 9 juin 2014

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Dimanche 8 juin en fin d’après-midi, une partie de la grille du pont des Arts à cédé sous le poids des « cadenas d’amour », heureusement sans faire de victime, obligeant la municipalité à évacuer et fermer la passerelle pour la soirée.

Le pont des Arts envahi par les « cadenas d’amour » © Wolker Kull / Wikimédia Commons

Depuis 2008, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi, les cadenas d’amour ou « love locks », accrochés par les touristes pour sceller leur amour, ont envahi les ponts de Paris. D’abord limité au seul pont des Arts qui relie le musée du Louvre au siège de l’Institut de France, ce phénomène s’est propagé ces dernières années à l’ensemble ou presque des ponts parisiens : d’est en ouest, de la passerelle Simone de Beauvoir face à la Bibliothèque nationale de France à la passerelle Léopold Sédar Senghor près de la tour Eiffel, sans épargner les ponts historiques comme le pont Neuf ou le pont Alexandre III. L’effondrement d’une partie du grillage du pont des Arts relance la polémique. La prolifération des cadenas pose des problèmes évidents de sécurité, les grilles menaçant de s’écrouler à tout instant, comme esthétiques, sur l’un des ponts qui offre le plus beau panorama de Paris.
Une pétition lancée par deux Américaines vivant à Paris lancée fin mars pour demander à la mairie d’enlever les cadenas a déjà recueilli plus de 7000 signatures. Du côté de la mairie, l’enlèvement pur et simple a été écarté, mais elle réfléchit à des solutions face à la menace que posent ces cadenas. Lors de son premier conseil municipal en mai, la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo a chargé son adjoint à la culture Bruno Julliard de « proposer des alternatives artistiques, solidaires et écologiques ». À suivre…
[Mise à jour le 14 juin 2014] D’après Le Parisien, jeudi 12 juin « la Ville de Paris a fait retirer du pont des Arts et du pont de l’Archevêché 37 grilles sur lesquelles pesait sur chacune une demi-tonne de cadenas d’amour ». Pour Bruno Julliard, premier adjoint de la maire Anne Hidalgo, « la verbalisation ne réglerait rien, on ne va pas mettre des policiers 24 heures sur 24 ».
[Mise à jour le 11 août 2014] Après l’effondrement d’une grille du pont des Arts, la maire de Paris Anne Hidalgo avait chargé son adjoint à la culture de proposer des alternatives. Bruno Julliard lui a suggéré de lancer une campagne de communication à grande échelle, incitant les couples à remplacer les cadenas par des « selfies ». Des autocollants seront apposés sur le pont, invitant les couples à se prendre en photo et à les publier sur un site internet dédié, ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag #lovewithoutlocks (l’amour sans cadenas) . On doute que cela suffise à endiguer la prolifération des « cadenas d’amour », la mairie a néanmoins affirmé qu’il s’agissait du « premier élément d’un plan d’action plus global », réaffirmant au passage qu’il « n’était pas question de tomber dans une démarche répressive et de verbaliser les touristes qui posent des cadenas» .

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