Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Galeries à Paris : les 10 expos du moment

Pascal Bernard 6 juin 2014

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Pourquoi ne pas profiter du retour du soleil pour se promener à Paris de galerie en galerie ? Alors que le CHOICES Collectors Weekend a boosté la fin de saison, balade d’une rive à l’autre, avec dix expositions à ne pas rater.

Tracé(s) © courtesy galerie Perception Park, Paris.

Galerie Perception ParkTracé(s) (jusqu’au 19 juillet)

La galerie ouvre à nouveau ses portes à un commissaire extérieur. Après avoir accueilli le collectif About : Blank, elle invite Julie Crenn (qui signe aussi l’exposition Felix Culpa à la galerie Patricia Dorfmann) à développer son cycle Tracé(s). Six artistes sont réunis dans ce deuxième volet, qui s’articule autour de projections mentales de cartes, de topographies et de territoires. Coup de cœur pour la série de Laure Tixier, artiste repérée lors d’une précédente sélection, qui développe sous forme d’une peinture murale et de sérigraphies un inventaire insoupçonnable d’architectures carcérales.

Galerie Saint-Séverin : Emmanuel Le Cerf, Il n’y aura pas de prochaine fois (jusqu’au 28 juin)

À n’en pas douter la galerie Saint-Séverin, dans le Quartier latin, est le plus petit centre d’art de Paris : une simple vitrine sur rue, éclairée 24h/24, 7j/7. Chaque artiste est invité à concevoir ou adapter une installation en fonction de ce concept spécifique. Depuis son ouverture, elle a accueilli Martial Raysse, Gerhard Richter, Christian Boltanski, pour ne citer qu’eux, et se tourne désormais vers la (très) jeune création. Emmanuel Le Cerf, 30 ans, y déploie une photo de son grand-père recomposée à partir de poudre de talc et de noir d’ivoire très volatile vouée à disparaître dans la durée de l’exposition.

Galerie Aline Vidal : Les Jardins du Luxembourg (jusqu’au 21 juin)

Itinérante depuis septembre 2012, la galerie Aline Vidal s’installe pour plusieurs mois rue de Médicis, et tire profit de sa proximité directe avec le jardin du Luxembourg pour proposer une exposition sur le thème du jardin. On y croise en vrac des artistes modernes (Jacques Prévert, Man Ray) associés à des artistes-invités et des pensionnaires de la galerie. Parmi eux, le très prometteur Benoît Pype repéré au Palais de Tokyo lors de sa première exposition personnelle (Fabriques du résiduel, 2012). Artiste qu’on retrouve à la Cité des arts jusqu’au 25 juin, en dialogue avec herman de vries.

Richard Prince, sans titre, 2014 © courtesy galerie 1900-2000, Paris.

Galerie 1900-2000 : Richard Prince, New Figures (jusqu’au 26 juillet)

Richard Prince fait partie de ces artistes qu’on suit de près sur Instagram (relire à ce sujet Instagram est-il fait pour les artistes ?). Après sa dernière grande exposition à Paris, à la BNF (2011), on attendait plus son retour chez Larry Gagosian que dans cette petite galerie de Saint-Germain-des-Prés plutôt orientée art moderne. L’artiste y présente 17 dessins de sa dernière série New Figures, aperçue sur les réseaux sociaux, où il détourne des photos de magazines érotiques en partie redécoupées et scannées, sur lesquelles il redessine les parties du corps manquantes à la manière d’un Pablo Picasso.

Galerie Polaris : Khaled Jarrar, Gently I press the trigger (jusqu’au 26 juin)

Exposition coup de poing : la galerie Polaris présente les dernières toiles du palestinien Khaled Jarrar, militaire de formation, reconverti artiste. De la peinture, mais ni pinceau, ni brosse. À la place un pistolet et des balles acquis clandestinement. Comment crée-t-on dans un pays en conflit ? « Résister ou résister, j’ai choisi de me battre avec l’art », répond-il. Une exposition qui nous fait nous poser, en tant qu’observateur, beaucoup de questions.

Galerie Bendana-Pinel : x galleri Charlotte Lund (jusqu’au 21 juin)

L’initiative est assez surprenante, les galeries Bendana-Pinel de Paris et Charlotte Lund de Stockholm, qui représentent une artiste en commun, ont décidé d’échanger leur espace respectif le temps d’une exposition. La galerie suédoise présente à Paris trois de ses artistes : des photographies de Denise Grünstein, des sculptures de Marco Cueva, et des aquarelles de Leif Palmquist. Trois artistes qui ont en commun de travailler à Stockholm, et qu’on aurait pu tout aussi bien voir à l’Institut Suédois. En échange, la galerie parisienne a envoyé huit de ses artistes.

Albert Oehlen © courtesy galerie Max Hetzler, Paris

Galerie Max Hetzler : Albert Oehlen (jusqu’au 25 juin)

L’ouverture d’une nouvelle galerie à Paris est toujours un événement. Max Hetzler, installé depuis quarante ans à Berlin, a élu domicile rue du Temple mi-mai, au rez-de-chaussée d’un très bel hôtel du XVIIe siècle sur cour. L’occasion pour lui d’exposer des artistes allemands peu montrés à Paris, mais pas seulement. Le premier accrochage est consacré aux dernières toiles d’Albert Oehlen, né en 1954, considéré comme l’un des peintres allemands les plus significatifs de sa génération.

Galerie Jérôme Poggi : Sophie Ristelhueber, Pères (jusqu’au 14 juin)

Jérôme Poggi présente la deuxième exposition dans son nouvel espace de la rue Beaubourg. Y est projeté en avant-première le dernier film de Sophie Ristelhueber, Pères, réalisé dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale et de l’exposition Les Désastres de la guerre au Louvre-Lens. Le film, tourné dans sa maison familiale, survole les sols usés et tapis élimés foulés par plusieurs générations. Une évocation en creux de son aïeul, mobilisé en 1914 et mort au combat en 1916, qui évoque cette maison dans ses lettres écrites sur le front et récupérées par l’artiste.

Galerie Dohyang Lee : Une proposition d’Aurélien Mole, La Forêt Usagère (jusqu’au 12 juillet) et galerie Semiose : Julien Tiberi (jusqu’au 28 juin)

La proposition commune d’Aurélien Mole et Julien Tiberi sur le stand de la galerie Semiose à la FIAC compta parmi les plus inventives de l’édition 2013. Hasard du calendrier, les deux artistes exposent à Paris au même moment, dans le même quartier. Le premier, chez Dohyang Lee, présente une sélection foisonnante de pièces réalisées à quatre mains en collaboration avec une vingtaine d’artistes ; le second expose seul à la galerie Semiose ses derniers travaux, dans lesquels il expérimente de nouvelles pistes. Stimulant.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE