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Réforme des régions : le FRAC micmac

Magali Lesauvage 3 juin 2014

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François Hollande a tranché : la France comptera désormais 14 régions (contre 27 à l’heure actuelle). Un redécoupage qui implique la fusion de certaines d’entre elles, et la concentration des administrations. Alors que les FRAC (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) fêtent leur 30 ans, quelles seront les conséquences dans le secteur culturel ? 

Difficile arithmétique : la France est divisée à ce jour en 27 régions (dont 22 en métropole), et possède 23 FRAC. Elle comptera bientôt 14 régions, comme le prévoit la réforme territoriale annoncée par le président de la République ce 2 juin 2014. Certaines régions historiques vont donc devoir fusionner : l’Alsace et la Lorraine, l’Auvergne et Rhône-Alpes, le Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon, le Centre, le Poitou-Charentes et le Limousin… Que va-t-il donc advenir des 23 FRAC, initiative du ministre de la Culture Jack Lang et fer de lance de la décentralisation culturelle, dont on a fêté l’an passé le trentième anniversaire ?

« Cela se fera au cas par cas », nous explique Anne-Claire Duprat, récemment nommée secrétaire générale de Platform, association qui regroupe les FRAC autour de collaborations et de réflexions communes. On imagine cependant que l’annonce de la fusion des régions a dû faire cogiter depuis plusieurs mois les responsables de ces institutions dont les missions sont de collectionner et diffuser l’art contemporain sur leur territoire respectif. Une réflexion sur le sujet va être menée par les directeurs de FRAC lors d’une réunion de travail le 23 juin à Paris de l’association Platform, présidée par Bernard de Montferrand, également président du Frac Aquitaine.

Pour Anne-Claire Duprat, fusionner les FRAC serait « en contradiction avec l’idée de décentralisation » qui a conduit à leur création. Pour le moment, les informations sont disparates et les FRAC n’y sont pas vraiment préparés. Certains d’entre eux, dits de « nouvelle génération », viennent à peine de voir leurs nouveaux équipements inaugurés. C’est le cas de Rennes (Bretagne), Orléans (Centre), Besançon (Franche-Comté), Dunkerque (Nord-Pas-de-Calais) et Marseille (Provence-Alpes-Côte-d’Azur). Bordeaux (Aquitaine) devrait quant à elle accueillir son nouveau FRAC en 2017, à la Méca.

S’il n’est a priori pas question de fermer purement et simplement des FRAC, la question de leur tutelle se pose – le problème semble moins compliqué pour les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), chargées du patrimoine, de la création et de l’éducation culturelle, qui elles devront sans doute bel et bien fusionner, et donc pour certaines disparaître. Qui pour gérer les FRAC d’Alsace et de Lorraine, ou ceux de Basse et Haute-Normandie ?

L’affaire se corse quand on sait que les FRAC n’ont pas tous le même statut : plusieurs sont des établissements publics, comme le FRAC Bretagne, d’autres ont le statut d’association de droit privé, comme le FRAC Poitou-Charentes. Certains sont aussi des musées, comme les Abattoirs à Toulouse, d’autres relèvent de la fusion avec un centre d’art, comme l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne (FRAC Rhône-Alpes). Nouvelle « nouvelle génération », ces FRAC de l’an 14 mériteront une redéfinition de leur champ d’action, tant territorial que culturel.

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