Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_2 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_4 PICASSO – GIACOMETTI

04/10/2016 > 05/02/2017

Musée Picasso - PARIS

LA NEWSLETTER

Promenade passionnée entre art et nature au domaine de Chaumont

Gwenael Ameline de Cadeville 27 mai 2014

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Jusqu’au 2 novembre, l’édition 2014 du Festival des jardins transforme le domaine de Chaumont-sur-Loire en jardin des délices, entre paradis et enfer. De création en création, les visiteurs affrontent leurs péchés ou ceux de notre société. Découverte en images d’un parcours artistique de tous les excès.

Les jardins comme reflets des péchés de la société

Les péchés, sources d’inspiration inépuisables pour les artistes, sont ici l’occasion de s’attaquer à ceux de notre époque. L’avidité, l’addiction au numérique, le narcissisme, la pollution et la dégradation de la nature sont autant de thèmes déclinés dans les créations végétales du festival.

Annemarie Arbefeuille, Gérard Pontet, Pierre Froissac, Péchés Virtuels © E. Sander.

Le numérique, péché pour certains, vertu pour d’autres, est partout dans nos vies. La  photographe plasticienne Annemarie Arbefeuille, le paysagiste Gérard Pontet et le plasticien Pierre Froissac se sont associés pour illustrer à travers un jardin aux multiples couleurs pixellisées cette fameuse omniprésence du monde digital.

Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Luigi Rebecchini, Fancesco Jacques Dias, Ricardo Walker Campos, Francesca Romana Guanaschelli, Maria Cecilia Villanis Ziani, Le domaine de Narcisse © E. Sander.

Avec l’avènement du numérique et des nouvelles technologies,  les hommes ont commencé à développer un rapport à l’image particulier. Les selfies, par exemple, apparaissent comme des réécritures du mythe de Narcisse. Mythe qu’un groupe italien composé d’architectes, de photographes, de paysagistes et d’un docteur en droit a réinterprété en proposant un jardin dans lequel un grand bassin-miroir entouré d’un cadre doré attend que ces narcisses modernes y plongent leur regard.

Alexandra Lehec, Victor Lepage, Kevin Lemonnier, Le Jardin mis en boîte © E.Sender.

Arie Van Der Hout, Richard Van Den Berg, Paradis Inversé © E.Sender.

La pollution et l’accumulation des déchets liée à la surconsommation sont aussi de terribles écueils de la société sur lesquels se sont penchés deux groupes, l’un français et l’autre néerlandais. Le premier a créé une installation florale intitulée Le Jardin mis en boîte, constituée uniquement de boîtes de conserves, symboles de la consommation de masse. Le second s’intéresse d’avantage à la pollution en proposant son Paradis inversé où le sol est entièrement recouvert d’une matière pneumatique dont l’odeur est terriblement désagréable. Les artistes proposent ainsi une vision inquiétante mais possible de la Terre, telle qu’elle pourrait être si l’attitude des hommes vis-à-vis des déchets ne change pas.

Les artistes et la nature : un lien immuable

Sortant des jardins du festival la tête pleine de réflexions et peut-être même de résolutions pour l’avenir, le visiteur peut continuer sa promenade dans le parc pour y découvrir les autres installations artistiques contemporaines dialoguant elles aussi avec la nature.

Henrique Oliviera, Momento Fecundo ©  E.Sender.

L’oeuvre monumentale de l’artiste brésilien Henrique Oliveira investit la Grange aux abeilles. Pour son œuvre, le peintre et sculpteur utilise des morceaux de bois retrouvés dans les favelas de son pays et les assemble afin de créer une sorte d’immense forme organique. S’apparentant à un serpent géant qui aurait avalé une énorme boîte rectangulaire, cette œuvre fait référence à un épisode du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry où le héros commente l’image d’un serpent qui aurait avalé un éléphant.

Raph Samuel Grossmann, série Botanica/Lumière diffractée © ADAGP Paris, 2014.

Outre les installations d’art contemporain, le domaine et notamment le château accueillent des photographies. Parmi elles, on trouve la série Botanica/Lumière diffractée du photographe allemand Ralph Samuel Grossmann dans la galerie de la Cour des jardiniers. Ce projet est particulièrement intéressant puisqu’il met en valeur des plantes souvent considérées comme ingrates, que le photographe trouve dans les friches industrielles berlinoises et dont il dévoile les sublimes couleurs.

Gabriel Orozco, série Fleurs fantômes ©  E.Sender.

Répondant à une commande spéciale de la région Centre, l’artiste mexicain Gabriel Orozco redécore à sa façon les appartements des invités princiers du château. Fasciné par les papiers peints anciens aux motifs floraux de ces pièces non rénovées, l’artiste en a repris les détails, les défauts et les blessures pour les reconstituer sur des toiles grâce à un procédé unique et lent de projection à jet de peinture à l’huile. Avec les œuvres de la série Fleurs fantômes, l’artiste médite sur la relation qui existe entre temps et espace dans ce lieu historique qu’est le château de Chaumont.

 

JARDINS DES PÉCHÉS CAPITAUX

25/04/2014 > 02/11/2014

Domaine de Chaumont-sur-Loire

CHAUMONT-SUR-LOIRE

Les jardins célèbreront une alchimie qui ne saurait être impeccable, c’est-à-dire sans péchés, mais, selon Valéry, “la perfection...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE