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Attentat au Musée juif de Belgique

Magali Lesauvage 26 mai 2014

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Samedi, un homme a tué quatre personnes au Musée juif de Belgique, à Bruxelles. Un drame qui évoque le meurtre du musée du Mémorial de l’Holocauste à Washington, en 2009.

Vue de l’exposition Beth ha Hayim, La Maison des Vivants, au Musée juif de Belgique, Bruxelles, 2013 © Philippe Geenen.

Samedi 24 mai, autour de 15h50, un individu a ouvert le feu sur plusieurs personnes à l’intérieur du Musée juif de Belgique, dans le quartier du Sablon, à Bruxelles, faisant quatre victimes : un couple de touristes israéliens présents dans l’entrée du bâtiment, un Belge, agent d’accueil, et une bénévole du musée, de nationalité française. Une vidéo de surveillance montre le meurtrier portant une casquette pénétrer dans le hall du musée, sortir un fusil d’assaut d’un sac de sport, tirer en direction de l’entrée avant de repartir. Le tout en à peine une vingtaine de secondes.

Le tireur n’a toujours pas été identifié, mais la piste de l’acte terroriste antisémite semble la plus plausible. Un appel à témoins a été lancé par la police belge.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le musée déclare qu’« après les discussions entreprises avec le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, il a été décidé qu’une cellule de réflexion autour de la sécurité du musée allait être créée ». Contacté par exponaute, le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, à Paris, a quant à lui mis en place une sécurité renforcée, avec un plus grand nombre d’agents à l’intérieur du bâtiment, et bénéficie d’un effectif de trois policiers à l’entrée, « pour une semaine minimum, selon les suites de l’enquête ». Dès son ouverture, le Mahj a installé un sas et un portique de contrôle des visiteurs, tandis qu’au Musée juif de Belgique n’existe pas d’infrastructure spécifique de sécurité. Sur sa page Facebook, le Mahj encourage les visiteurs à venir visiter ses expositions en cours, Les Mondes de Gotlib et Abel Pann, œuvres de guerre, arguant : « Malgré les circonstances, la diffusion de la connaissance des cultures du Judaïsme reste la priorité du musée ».

Les actes terroristes sont relativement rares dans les musées, mais on se souvient qu’en 2009, un homme de 88 ans, James Wenneker von Brunn, avait été reconnu coupable du meurtre de l’officier de police Stephen Tyrone Johns, au musée du Mémorial de l’Holocauste, à Washington. « White supremacist », auteur de nombreux ouvrages antisémites, l’assassin niait l’existence de la Shoah. Cet ancien officier de la Navy qui reçut trois « battle stars », mena également une carrière de publicitaire à New York dans les années 1960-1970.

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