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Photo : la femme idéale selon Condé Nast

Gwenael Ameline de Cadeville 9 mai 2014

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L’exposition Papier Glacé au Palais Galliera réunit 150 tirages des plus grands photographes de mode, retraçant un siècle de photographie de mode chez Condé Nast, le célèbre groupe américain de presse magazine. Visite en images.

Dès leurs débuts dans les années 1910, les publications Condé Nast (Vogue, Vanity FairThe New Yorker) comprennent l’importance de l’illustration et décident de l’intégrer dans les pages de leurs prestigieux magazines. Conscient de cet attrait pour l’image, le groupe s’entoure des meilleurs artistes : Guy Bourdin, Irvin Penn, Helmut Newton, Cecil Beaton ou encore Herb Ritts créent des visuels luxueux, souvent artificiels et parfois surréalistes.

Réalisme et fiction

Henry Clarke, Vogue France, mai 1951, Gigi. Blouse Lanvin Castillo © Palais Galliera, Paris.

Selon les photographes et les époques, la mode est représentée différemment : désir de réalisme et d’authenticité chez certains, mondes irréels ou fictionnels chez d’autres. Pour souligner l’idée que la mode est synonyme de luxe, certains photographes de Condé Nast installent leurs modèles dans des intérieurs richement aménagés. Le baron Adolf de Meyer, engagé chez le groupe de presse en 1913, ou Cecil Beaton, à partir de 1927, dressent les portraits de femmes riches et influentes chez elle. L’architecture classique, les boiseries, les grands rideaux répondent à la richesse des bijoux, aux mousselines des robes, à la légèreté des coiffures, formant ainsi un ensemble cohérent. À la fin des années 1930, la photographie de mode quitte les appartements et s’installe dans la rue. Magnifiant les tenues de jour, les tailleurs ou les manteaux dans des décors du quotidien, en plein air, ou dans l’environnement urbain, les photographies gagnent en authenticité.

Mais le réalisme n’a pas été la plus grande préoccupation de Condé Nast, dont les images publiées sont le plus souvent du côté du rêve. Clifford Coffin ou Georges Hoyningen-Huené mettent en avant des femmes du monde, et racontent en images les destins magiques des stars de cinéma, entrainant le lecteur dans un monde onirique de perfection.

Deborah Turbeville, Vogue US, mai 1975 © Archives Condé Nast, New York.

Erwin Blumenfeld, Vogue US, mars 1945 © Archives Condé Nast, New York.

Pour séduire le lecteur, Helmut Newton et Deborah Turbeville inventent quant à eux des univers ouvertement érotiques, provoquant des chocs visuels loin des codes traditionnels de l’élégance et de la beauté. Les robes vaporeuses et les intérieurs somptueux des photographies de Beaton ou du Baron de Meyer laissent alors place aux maillots de bain à décolleté vertigineux et aux poses suggestives des mannequins de Newton ou Turbeville.

Le corps dans tous ses états

Le corps, principal sujet des photographies de mode, apparaît dissimulé, flouté, découpé ou au contraire sculpté et dénudé. Erwin Blumenfeld, Irvin Penn ou Paolo Roversi valorisent la silhouette en pied sur des fonds neutres. Dans ces photos quasi abstraites, ce sont les attitudes contemporaines que les artistes veulent évoquer.

John Rawlings, Vogue US, mars 1943 © Archives Condé Nast, New York.

Herb Ritts, Vogue US, juin 1987 © Archives Condé Nast, New York.

Après le décor, c’est la représentation du corps qui va créer un univers particulier. Inspiré par les expérimentations de Man Ray, Guy Bourdin s’impose dans les pages du Vogue français en proposant un portrait de femme devant l’étal d’un boucher aux Halles de Paris. Même climat énigmatique pour le cliché de John Rawling dans le Vogue américain de 1943 sur lequel on peut voir le visage et les mains d’une femme sortant d’un mur comme s’il s’agissait d’un animal naturalisé.

Enfin, avec les photographes Herb Ritts, Horst P. Horst ou Mert Alas, on assiste véritablement à l’éloge du corps. Idéal de beauté, la femme est la perfection incarnée. Dans les images de Horst et Alas, le maquillage et les prises de vues en studio laissent peu de place aux imperfections, tout est lisse et maitrisé. Herb Ritts choisit quant à lui de représenter des corps parfaitement musclés, sublimés par la lumière du jour, au bord de la mer, pour célébrer le naturel. Une spontanéité en réalité parfaitement maîtrisée.

PAPIER GLACÉ

01/03/2014 > 25/05/2014

Palais Galliera

PARIS

Élégance et séduction, excellence et sens artistique font l’esprit Condé Nast. Depuis un siècle, le groupe de presse éditeur des mag...

Exposition terminée
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