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La folle histoire de l’homme qui aimait trop Rembrandt

Gwenael Ameline de Cadeville 5 mai 2014

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Patrick Vialeneix a avoué, le 19 mars dernier, avoir volé un tableau de Rembrandt au musée de Draguignan en 1999, l’avoir caché chez lui pendant quinze ans. Un bel article interactif publié par lemonde.fr retrace l’histoire incroyable d’une passion dévorante.

Attribué à Rembrandt, L’Enfant à la bulle de savon, détail, non daté © photo DR.

« Rembrandt, ça a été ma passion », déclarait Patrick Vialaneix sur RTL le vendredi 11 avril. Une passion, voilà ce qui a motivé cet homme qui a dérobé, il y a quinze ans, L’Enfant à la bulle de savon, un tableau attribué au peintre hollandais Rembrandt (attribution contestée selon La Tribune de l’Art), alors exposé au musée de Draguignan, dans le département du Var. Après avoir conservé la toile sous son lit puis dans son armoire, Patrick Vialaneix, rongé par ce secret, a décidé de la rendre à la gendarmerie en mars dernier.

C’est après avoir vu le tableau pour la première fois à l’âge de 13 ans dans le musée municipal de Draguignan que son obsession est née. Pendant plusieurs années, il est venu admirer cette toile représentant un adolescent aux cheveux longs portant un collier en or, et tenant dans sa main une bulle de savon semblable à une boule de cristal et dans l’autre, une paille. Patrick Vialaneix s’est documenté sur le peintre et passionné pour sa vie, et ce n’est qu’en 1999, sur un coup de tête, qu’il décide de voler cette toile. Alors qu’il travaille comme technicien dans le domaine des alarmes, il profite d’une visite au musée pour en étudier le dispositif de sécurité.

Déterminé à s’emparer du tableau, il élabore alors un plan. Le soir du 13 juillet, il retourne au musée et se cache dans une grande armoire normande. Après la fermeture, Patrick Vialaneix sort de sa cachette et attend le début des festivités de la fête nationale dont le bruit couvre la sonnerie de l’alarme. Quelques minutes après, le pseudo-Rembrandt est chez lui, avec lui.

Mais l’euphorie de cette acquisition illégale laisse ensuite place à l’angoisse et à la paranoïa. Après quinze années, fatigué de devoir cacher et protéger ce tableau, Patrick Vialaneix décide de le rendre aux autorités. Aujourd’hui, le délai de prescription étant passé, aucune charge ne peut être retenue contre lui.

 

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