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Caillebotte à Yerres : un retour aux sources

Gwenael Ameline de Cadeville 29 avril 2014

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Comme Giverny pour Monet, Yerres, commune paisible de l’Essonne, fut pour Caillebotte une de ses principales sources d’inspiration. La grande demeure familiale, la rivière, le potager, le parc… tous ces paysages ont été reproduits par le peintre. Ses toiles, éparpillées dans le monde entier, reviennent le temps d’une exposition là même où elles ont été réalisées. 

Gustave Caillebotte, Périssoires sur l’Yerres, 1877 © Milwaukee, Art Museum.

Avec sa grande diversité de motifs, la propriété de Caillebotte a été décisive dans l’art du peintre. C’est au cœur de cette villégiature verdoyante que l’impressionniste a construit progressivement son esthétique et y a trouvé quelques-uns de ses motifs de prédilection — les loisirs à la campagne, le travail au potager, les joies du canotage, les plaisirs de l’eau — que l’on retrouve par exemple dans les Périssoires sur l’Yerres.

« Il prend à contre-pied tout ce qui représentait la peinture jusque-là. C’est une révolution. Il montre des sujets absolument insignifiants : un pêcheur à la ligne, un plongeur, un canotier, qui plus est vus de dos », souligne Serge Lemoine, ancien président du musée d’Orsay et commissaire de cette exposition. Cet intérêt de Caillebotte pour la représentation de choses ou d’actions triviales s’inscrit dans la philosophie du courant impressionniste. Il n’est, en effet, plus question de représenter des moments importants de l’Histoire comme dans la peinture classique, mais plutôt de conter la vie quotidienne bourgeoise.

Gustave Caillebotte, L’Yerres, effet de pluie, 1875 © Bloomington, Indiana University Art Museum.

Vision subjective et liberté avec la perspective

Dans le tableau L’Yerres, effet de pluie, Caillebotte s’est inspiré des estampes japonaises et en particulier d’une planche des Cinquante-trois stations du Tokaido (1855) de Hiroshige, dont il reprend la composition : un chemin tracé en diagonale, une étendue d’eau et une rive boisée. Ici, la perspective n’est pas tout à fait réaliste. Et les quelques détails — une barque amarrée à un endroit qui semble inaccessible ou une maison sans fenêtres à l’arrière-plan — illustrent déjà la grande subjectivité du peintre.

Cet aspect de l’esthétique de Caillebotte se retrouve également dans Canotiers ramant sur l’Yerres ou Le Parc de la propriété Caillebotte à Yerres. La composition quasi photographique, l’absence de repères, les problèmes de perspective des Canotiers avaient dérouté les spectateurs et critiques lors de la manifestation impressionniste de 1879.

Gustave Caillebotte, Le Parc de la propriété Caillebotte, Yerres, 1875 © Collection particulière, courtesy Brame et Lorenceau Édition, Paris.

De même, pour le Parc, l’artiste pense une composition novatrice qui révèle ses capacités à imaginer des cadrages et des dispositions spatiales inattendues. On remarque ainsi dans le jardin que le massif de fleur est bien plus imposant sur la toile. La maison semble également beaucoup plus éloignée qu’elle ne l’est en réalité, ou encore ce banc sur le chemin qui apparaît nettement trop petit vu son emplacement.

Grâce à cette exposition à Yerres (située à 20 minutes en RER de la gare de Lyon), les visiteurs peuvent contempler les œuvres in situ et ainsi prendre pleinement conscience des différentes distorsions de l’espace, des couleurs et des formes propres au style de Caillebotte.

 

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