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La France dévoile son projet pour la Biennale d’architecture de Venise 2014

Gwenael Ameline de Cadeville 16 avril 2014

Mené par Jean-Louis Cohen, le projet français pour la 14e Biennale d'architecture de Venise a été présenté hier, mardi 15 avril, à Paris par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Il y sera question d'« une lecture critique du chemin de l’architecture française vers la modernité ».

Façade du Pavillon français dans les Giardini de Venise.

Pour l’édition 2014 de la Biennale de Venise, l’architecte Rem Koolhaas, désigné commissaire général de l’événement, suggère aux pays participants d’interroger leurs modèles d’architecture locale ou nationale et notamment de constater leur éventuelle disparition au profit d’une architecture mondiale. S’inspirant de cette problématique, Jean-Louis Cohen, commissaire général du projet du pavillon français décline cette question en proposant également une démarche thématique sous le titre « La modernité, promesse ou menace ? ». Il s’agira d’« une lecture critique du chemin de l’architecture française vers la modernité », indique l’Institut français dans un communiqué.

Les contenus denses et complexes seront mis en scène par l’agence Projectiles dans le futur édifice de 310 m² installé dans les Giardini, jardins situés à l’est de Venise. « Le dispositif sera celui d’éléments surprenants polarisant l’attention dans chaque salle », annonce Jean-Louis Cohen. « Enveloppant ces objets, un récit filmique projeté sur des grands écrans restituera la dimension épique de l’histoire, à partir d’actualités cinématographiques, de films de propagande et de brefs extraits de films de fiction », ajoute l’Institut français.

Chacune des quatre salles du Pavillon s’organise selon un thème particulier : « Jacques Tati et la villa Arpel : objet de désir ou machine ridicule ? », « Jean Prouvé : imagination constructive ou utopie ? », « La préfabrication lourde : économies d’échelle ou monotonie ? » et « Le grand ensemble d’habitation : hétérotopie salvatrice ou lieu de réclusion ? ».

« La France porte l’ambition de former des architectes aptes à concevoir des architectures pertinentes, en relation aux innovations des technologies autant qu’aux représentations du monde que nous donnent les sciences humaines. En ce sens, le Pavillon français éclaire les promesses de l’architecture qui permettront de construire le monde de demain », a conclu Aurélie Filippetti. Une conclusion qui peut aussi s’appliquer au très beau projet architectural du Pavillon Français pour l’Exposition Universelle de 2015 à Milan.

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