Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Le dessin pour tous : sélection d’expos à Paris

Magali Lesauvage 26 mars 2014

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

C’est la semaine du dessin à Paris ! Exponaute a sélectionné trois foires et dix expos, du dessin ancien à la bande dessinée : l’occasion d’aborder cette pratique à la fois légère et profonde, primordiale et ultra-contemporaine, à même de passionner les amateurs de tous âges. Suivez le guide !

Antoine Dieu, Projet de plafond, sanguine, plume et encre grise, lavis gris © Paris, collection Prat.

Les foires

Le très honorable Salon du dessin (du 26 au 31 mars au Palais Brongniart) est cette année encore la caution d’excellence de cette semaine parisienne du dessin, avec la réunion des plus prestigieuses galeries et des feuilles d’artistes inestimables, du XVIe siècle à aujourd’hui. Avec une section art moderne et contemporain qui prend chaque année de l’ampleur (et la remise du Prix de dessin contemporain de la Fondation Daniel et Florence Guerlain), il tend même à concurrencer son petit frère Drawing Now, consacré au dessin contemporain. En attendant, on ne se lasse pas, à défaut d’avoir les moyens de les acheter, de contempler sous la verrière de l’ancienne Bourse de Paris les valeurs les plus cotées des arts graphiques : Le Brun, Fragonard, Nolde…

À peine rénové, l’élégant Carreau du Temple, dans le haut Marais, accueille Drawing Now (qui jusqu’à dimanche soir a bien failli être annulé à cause de l’occupation des lieux par les intermittents du spectacle) — avec une extension « Fresh » pour les jeunes galeries à l’Espaces Commines tout proche. Là, jusqu’à dimanche 30 mars, on trouve la crème de l’art contemporain en deux dimensions, mais aussi de plus en plus de dessinateurs (Chris Ware, Blutch…), dont la cote rivalise avec celle des artistes. Nouveauté cette année : vendredi soir, une « Drawing Night » propose projections et débats. Enfin côté foires, ne pas oublier de faire un tour à l’Atelier Richelieu (du 28 au 30 mars), pour suivre l’évolution du petit salon DDessin, avec des prix plus abordables.

Les expos

© Marcel Gotlib.

En ce qui concerne les expositions consacrées au dessin sous toutes ses formes, Paris n’est pas en reste cette saison. Le dessin classique est à l’honneur à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts avec Le Paysage à Rome entre 1600 et 1650 (jusqu’au 2 mai), tandis que la BnF (site Richelieu) expose jusqu’au 15 juin une sélection de sa collection exceptionnelle de Dessins français du XVIIe siècle, et la Fondation Custodia les Dessins néerlandais des XVe et XVIe siècles du Museum Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, de Bosch à Blomaert. De quoi mettre l’eau à la bouche aux collectionneurs venus à Paris pour le Salon, tandis que Peupler les cieux, au Louvre (jusqu’au 19 mai), nous plonge la tête en l’air dans les esquisses pour plafonds peints parisiens du XVIIe siècle. Au musée de l’Orangerie, ce sont les chefs-d’œuvre des collections graphiques du musée d’Orsay (200 sur plus de 90 000 numéros) dans lesquelles l’historien de l’art Werner Spies a pioché pour constituer ces Archives du rêve avec un générique à couper le souffle : Spillaert, Redon, Manet, Seurat…

Plus près de nous, 23 jeunes artistes de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris sont invités à présenter jusqu’au 12 avril à la Cité internationale des Arts leur production sur papier, dans le cadre de la toute première Biennale du dessin. Jeunes également sont les participants de l’exposition Dans ma cellule, une silhouette à la Ferme du Buisson de Noisiel (jusqu’au 20 avril), qui explore la notion de dessin dans son rapport au geste, et donc à la performance, sur le modèle du mythe grec fondateur du dessin : celui de cette jeune fille qui entoura d’une ligne l’ombre projetée du profil de son amant pour en garder le souvenir vivant. Le Centre Pompidou donne quant à lui un aperçu des quelques 1200 dessins contemporains de l’impressionnante Donation Florence et Daniel Guerlain au musée (à voir jusqu’au 7 avril), avec des petits bijoux de Kiki Smith, Dove Allouche, Julio González…

Enfin n’oublions pas la bande dessinée, très en vogue sur le marché mais aussi dans les musées, avec la grande rétrospective Gotlib au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (jusqu’au 27 juillet), madeleine de Proust au goût acidulé qui révèle que le trait du dessinateur des Dingodossiers et de la Rubrique-à-brac n’a pas pris une ride, ou Super-héros, l’art d’Alex Ross, jusqu’au 15 juin au Mona Bismarck Center for American Art & Culture, et les dessins hyperréalistes de l’auteur de comics. Le dessin, l’art pour tous.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE