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Des galeries virtuelles en mode « offline » aux Docks

Gwenael Ameline de Cadeville 26 mars 2014

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Deux galeries virtuelles, Rofaïda Zaïd Gallery et Nicolas Hugo, et la plateforme de vente d’art sur internet Artsper s’associent pour créer un événement à mi-chemin entre foire et exposition. Les œuvres d’une dizaine d’artistes sont exposées aux Docks – Cité de la Mode et du Design du 26 au 30 mars 2014.

Thomas Jorion, Gally, 2011 © Galerie Insula/Artsper
Alors qu’elles évoluent dans le monde immatériel du numérique, ces trois entités ont souhaité le temps d’un événement recréer une proximité entre les spectateurs, les œuvres et les artistes. « Pour une fois, on ne voulait pas être online mais offline c’est pourquoi on s’est mis sur le terrain », confie Nicolas Hugo. Mais ce nouveau rendez-vous pour l’art est aussi un moyen d’afficher leur solidarité. « On a trouvé intéressant de faire un projet collégial entre trois entités jeunes, et ainsi prouver que des galeries pouvaient travailler ensemble et pas seulement en concurrence ». S’associant dans un même lieu, la Cité de la mode et du design, ils souhaitent présenter une exposition cohérente dans laquelle les œuvres échangent et se répondent autour deux thématiques générales : matérialité et temporalité.

Pour Valentin Souquet, artiste pluridisciplinaire représenté par la galerie Nicolas Hugo, le terme matérialité est synonyme de matérialisme. À travers une série d’œuvres très variées, il a voulu exprimer l’asservissement de l’homme face à l’argent. En se réappropriant la technique de la gravure, il reproduit, à l’aide d’un fer à souder sur de la moquette polyester grise, des gravures de Rabelais sur lesquelles figurent les travers des hommes, et plus particulièrement la cupidité. L’artiste a aussi travaillé autour du thème de la temporalité avec notamment ses photographies retravaillées. Certains clichés de Disdéri retraçant l’épisode sanglant de la Commune de Paris sont brûlés, abîmés, réduits en petites choses sans importance. Une manière pour l’artiste de montrer l’éternel recommencement de l’Histoire.

L’évocation d’un passé s’illustre aussi dans les photographies poétiques et émouvantes de Thomas Jorion. Fasciné par l’esthétique et l’histoire des bâtiments, il voyage à travers le monde à la recherche de lieux désaffectés ou abandonnés qu’il photographie ensuite à la chambre avec films couleurs. Cette technique de travail donne un résultat incroyablement lumineux et contrasté qui renforce l’aspect quasi irréel de ces lieux désertés par les hommes. Cette absence de l’homme se retrouve également dans les dessins de Mickael Doucet. Mais contrairement aux photographies de Thomas Jorion qui semblent montrer une désertion, les œuvres du peintre parisien sont vierges de toute présence humaine. L’architecture, dessinée dans un style très géométrique et extrêmement rigoureux, n’est pas ici destinée à servir aux hommes, mais devient conceptuelle et artistique.

Thierry Carrier, Sans titre (code 1407), 2014 © Rofaïda Zaïd Gallery

À ces travaux, dans lesquels toute forme humaine est inexistante, s’opposent les œuvres figuratives sélectionnées par la Rofaïda Zaïd Gallery. Celles de Thierry Carrier, par exemple, s’intéressent à la condition humaine. « Les personnages représentés dans mes toiles ne sont en aucun cas ancrés dans un espace géographique reconnaissable. Les tableaux sont sans titre et par cela, ne remplissent pas les codes habituels du travail d’un portraitiste. On se retrouve devant différentes mises en situation d’un état, un monde de silence, une représentation dépouillée de l’homme, un être en suspend et insondable, une peinture reflétant ma propre aspiration au silence », affirme l’artiste sur le site de la galerie.

Que ce soient des illustrations dévoilant des espaces imaginaires, des photographies d’architecture délabrée, des sculptures murales en origami ou encore des peintures mêlant différents temps de l’histoire, toutes les œuvres de l’exposition questionnent, chacune à leur manière, le rapport de l’homme à son espace de vie, qu’il soit construit ou naturel, réel ou mental.

OFFLINE

26/03/2014 > 30/03/2014

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