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Au Palais de Tokyo, l’art à l’épreuve du corps

Magali Lesauvage 26 février 2014

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La performance est-elle l’avenir de l’art ? Tandis qu’au Centre Pompidou un Nouveau Festival pluridisciplinaire bat son plein, le Palais de Tokyo propose pour deux petites semaines (jusqu’à dimanche seulement) une exposition autour des « collections immatérielles » du Centre national des Arts plastiques. Des choses en moins, des choses en plus fait l’inventaire de gestes en dialogue avec l’institution.

Vue de l’exposition Des choses en moins, des choses en plus, Palais de Tokyo, Paris. Didier Faustino, Opus incertum, 2008, collection CNAP © Adagp, Paris 2014. Photo : Aurélien Mole.

Performance, œuvre protocolaire, art relationnel, collections immatérielles… : commissaires d’expositions et critiques d’art ont décidément du mal à se mettre d’accord sur un terme générique qui résumerait ces manifestations artistiques où le corps est en jeu. Pourtant celles-ci, que l’on regroupera plus simplement sous le vocable de performances, sont de plus en plus présentes dans les expositions, et a fortiori dans les collections publiques.

Paradoxe premier : comment « conserver » une performance ? C’est le plus souvent par le biais de protocoles, austères documents écrits, que se transmet l’action, un peu à la manière des didascalies au théâtre. Parfois la performance laisse place à l’improvisation, d’autres fois elle est une partition stricte. Elle peut inclure la participation des spectateurs, ou se dérouler entièrement à huis-clos. Elle peut avoir lieu dans un centre d’art, dans la rue, chez quelqu’un. La performance a ceci de particulier qu’elle peut inclure tous les arts, être activée par à peu près n’importe qui, avoir lieu n’importe quand.

C’est cet art des plus volatiles que le Palais de Tokyo, dans le cadre du cycle d’expositions L’Etat du ciel, montre dans une série d’œuvres piochées dans les collections du CNAP, en dialogue avec l’institution. Afin d’optimiser sa visite, mieux vaut donc noter les rendez-vous, et ne pas compter son temps.

Venir, donc, ce vendredi 28 février à 18h, voir Julie Béna et Antonio Contador reproduire en tableau vivant l’héroïsme de la Première Guerre mondiale. Croiser, samedi 1er mars à partir de 18h, les performeurs de Davide Balula, au corps peint « aux couleurs de l’architecture ». Se confronter, ce même jour à partir de 15h, aux « regardeurs » postés par Carole Douillard. Goûter, toute la journée de dimanche, aux glaçons d’eau bénite Holy Water de Mounir Fatmi, discuter avec l’artiste brésilien Mauricio Ianês de l’éventualité de se faire rembourser son billet d’entrée au Palais de Tokyo, participer au karaoké de la cérémonie funéraire de la Taïwanaise Hsia-Fei Chang. Mais aussi expérimenter avec son propre corps l’Opus incertum de Didier Faustino, reproduisant le geste fondateur d’Yves Klein suspendu dans le vide, ou tester les creux et les pleins découpés par Pierre Bismuth dans un mur du Palais. Non seulement regarder, mais aussi faire. Éprouver une forme d’art avec des choses en moins, des choses en plus.

 

DES CHOSES EN MOINS, DES CHOSES EN PLUS

11/02/2014 > 02/03/2014

Palais de Tokyo

PARIS

Cette exposition, construite autour de la collection d’art vivant du Centre national des arts plastiques, propose de découvrir une géné...

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