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« Butt song » : la musique de l’Enfer de Bosch

Gwenael Ameline de Cadeville 24 février 2014

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Quelle musique d’ambiance pour l’Enfer ? Hieronymus Bosch, le célèbre peintre de la Renaissance, l’a lui-même imaginée. Une étudiante américaine et l’un de ses amis ont en effet découvert une partition cachée dans Le Jardin des Délices. Ils ont ensuite eu l’idée de jouer cette partition. Prêt à entendre une musique d’enfer ?

Hieronymus Bisch, détail du panneau l’EnferLe Jardin des délices, 1503-1504, musée du Prado, Madrid.

Tatouée sur les fesses d’un homme écrasé par une sorte de luth géant dans le troisième panneau du tryptique du Jardin des délices, la partition est à peine lisible. Pourtant Amelia, une étudiante diplômée de l’Université chrétienne d’Oklahoma, a réussi à la déchiffrer. Elle a alors décidé de retranscrire la partition dite neumatique en notation moderne, en présumant que la seconde ligne était en clé d’ut comme cela se faisait fréquemment à cette époque. Voici donc sa version jouée au piano électronique (à télécharger sur son blog) :

Inspiré par le travail d’Amelia, un autre blogueur, s’est approprié la musique. Il en propose une version avec paroles chantées par un chœur grégorien :

Les paroles :

butt song from hell

this is the butt song from hell

we sing from our asses while burning in purgatory

the butt song from hell

the butt song from hell

butts

Le Jardin des Délices, un monde terrifiant et enchanteur

Bosch, Le jardin des délices, 1503-1504, musée du Prado, Madrid.

Le tryptique conservé au musée du Prado à Madrid révèle certaines angoisses et superstitions de l’époque du peintre flamand. Ce tableau, le plus grand et le plus ésotérique de Bosch, est constitué de trois panneaux. Le premier représente le Paradis, caractérisé par des nuances claires de vert, bleu, jaune et ocre. Le panneau central est, quant à lui, une véritable explosion de couleurs plus vives, illustrant un paradis artificiel où tout est calme et volupté. Enfin, la dernière partie montre un Enfer musical dans des teintes sombres (noir, bleu foncé, gris) où les instruments de musique deviennent des instruments de torture.  Les crimes, les guerres, les incendies se répètent laissant ainsi l’impression d’un chaos gigantesque.

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