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À Toulouse, un festival d’art international

Gwenael Ameline de Cadeville 7 février 2014

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Fort de son succès, le nouveau concept du Festival International d’Art de Toulouse (ex-Printemps de Septembre) renforce le principe mis en place l’an passé : les artistes avant tout ! Des projets essentiellement monographiques d’artistes internationaux reconnus, mais peu exposés en France, seront installés dans des lieux atypiques à Toulouse et dans sa région. 

Franz Gertsch, Rüschegg, 1988-89, Museum Franz Gertsch, Burgdorf.

« Les artistes sont des îles et j’ai envie que le Festival International d’art de Toulouse devienne un archipel », a déclaré poétiquement Jean-Marc Bustamante, directeur artistique du festival, décrivant ainsi la mission de cet événement : donner le temps et l’espace aux artistes.

La réflexion autour du rapport au temps dans la création artistique sera donc le thème majeur de cette nouvelle édition. L’Américain Jorge Pardo, dont l’œuvre est à la frontière de l’art, du design et de l’architecture, viendra sublimer par une scénographie colorée et moderne l’ensemble unique des chapiteaux romans des XIe et XIIe siècles conservé par le musée des Augustins. Jorge Pardo révélera à sa manière un des plus beaux trésors du patrimoine toulousain.

On retrouvera ce rapport au temps dans la démarche de l’artiste suisse hyperréaliste Franz Gertsch. À 84 ans, il viendra présenter aux Abattoirs les tableaux de toute une vie et Saintes-Maries-de-la-mer, gravure tirée d’une photo prise il y a exactement 43 ans. Les formats qu’il utilise et la précision vertigineuse de sa technique réaliste appellent forcément à une minutie et une production artistique longue. On trouvera également,  dans les grandes salles du sous-sol des Abattoirs, quatre installations immersives de l’artiste américaine vivant à Londres, Susan Hiller.

À l’Hôtel-Dieu, c’est l’idée de la transmission qui sera évoquée, dans un dialogue entre deux sculpteurs, Georges Jeanclos et Elsa Sahal. L’œuvre d’Elsa Sahal, qui joue avec les canons de la sculpture et les détourne, entrera alors en opposition avec celle plus spirituelle de Georges Jeanclos. Mais leur même amour pour la terre saura toutefois créer une résonance entre leurs travaux.

Parallèlement, on découvrira avec les œuvres de Manon de Boer et Thomas Huber, un questionnement autour de l’espace. L’artiste néerlandaise Manon de Boer explore dans ses films les rapports entre le son et l’image et particulièrement entre la voix et le corps. Habituée à diffuser ses films sans mise en scène particulière, elle a, pour le magnifique espace des Jacobins, conçu avec l’artiste scénographe Kris Kimpe un véritable parcours guidant le visiteur entre les dispositifs de projection.

De même, Thomas Huber, constatant la parenté entre les salles d’exposition de l’Espace EDF – Bazacle et ses représentations d’architectures, a voulu jouer avec cette proximité. Il exposera alors des œuvres peintes entre 2013 et 2014 qui composent la Rote Fries (Frise rouge). Sur les deux faces d’une cimaise construite pour l’occasion et traversant  l’espace dans sa diagonale, les peintures seront accrochées au-dessus d’une large bande rouge.

À ces visites exceptionnelles s’ajoutera un parcours intitulé A comme Anaconda qui prolongera le festival, et fera découvrir les lieux culturels permanents de la ville rose et de sa région. Le plus surprenant sera, sans doute, la Chapelle Saint-Jacques dont les œuvres de l’artiste berlinois Michael Beutler investirons le monument pour en proposer une lecture singulière.

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