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La vidéo et la bande dessinée s’invitent en salles de ventes

Gwenael Ameline de Cadeville 31 janvier 2014

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Le 29 janvier a eu lieu à Drouot la première vente aux enchères uniquement dédiée à l’art vidéo. Malheureusement, la vente n’a pas été le succès espéré. Autre signe de changement dans les salles de ventes, Christie’s va quant à elle consacrer une vente à la bande dessinée. 

Mircea Cantor, Coll. Bootleg 7, édition Yvon Lambert, Paris.

En raison de l’obsolescence des supports, des contraintes de présentation ou de conservation, l’art vidéo reste peu présent dans les foires ou les ventes aux enchères. « Les vidéos sont des multiples, ce ne sont pas des objets tangibles, affirme Jean-Conrad Lemaître dans Le Monde. Les gens ont peur des changements technologiques. Et la conservation est plus compliquée qu’un tableau qu’on oublie au mur ».

Pourtant, l’art vidéo a fait l’objet, mercredi 29 janvier, d’une vente exclusive à la maison Vincent Wapler. En dépit des difficultés liées à ce médium, la maison Wapler a souhaité explorer davantage cet art et le mettre en lumière en proposant une vacation dédiée aux films 16 mm, 35mm, VHS, DVD ou flux Internet créés par des artistes contemporains. Ont été proposées à la vente des œuvres créées par des artistes reconnus comme Nam June Paik ou Fred Forest, et des artistes émergents à l’instar de Hervé All ou César Pesquera.

Mais malgré cette belle décision, le résultat de la vente-événement n’a pas été très bon. Les œuvres d’artistes emblématiques telles que Hole (1998) de Tony Oursler, estimée à 60 000 euros, ou Ai (Love) (1962) de Takahiko Iimura, estimée à 800 euros, n’ont pas été vendues. Concernant les réalisations signées par de plus jeunes artistes, les prix ne se sont pas envolés non plus. P’tit bonhomme (1996) de Samuel Rousseau ou Yo MoMA (2010) de Bérengère Hénin se sont vendues à l’estimation (5000 euros et 1000 euros). Deux œuvres de Pierrick Sorin et une de Fabrice Hyber ont été acquises par la Bibliothèque nationale de France.

Même si l’évènement était ambitieux, les prix sont donc restés très faibles (entre 40 et 15 000 euros pour Antenne Budda de Nam June Paik), voire en dessous des estimations prévues. Consciente des obstacles à lever, la maison avait, en effet, préféré des estimations prudentes, des garanties explicites et l’organisation d’un débat sur l’avenir de l’art vidéo. Mais de toute évidence, ces mesures n’ont pas suffi à motiver les acheteurs.

Par ailleurs, c’est la bande dessinée, autre nouvelle venue des salles des ventes, qui sera mise à l’honneur chez Christie’s à Paris, le 5 avril prochain. Près de 300 planches, dessins et éditions originales seront présentés aux enchères pour une estimation globale située entre 1,5 et 2 millions d’euros. On retrouvera des grands noms du 9e art tels que Peyo, Bilal ou Tardi et des talents émergents comme Lauffray ou Ralph Meyer.

 

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