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« La Belle Ferronnière » de Léonard de Vinci se refait une beauté

Gwenael Ameline de Cadeville 22 janvier 2014

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Le Louvre a annoncé, jeudi dernier, la restauration prochaine de La Belle Ferronnière de Léonard de Vinci. L’opération devrait  redonner à l’œuvre ses couleurs et son éclat d’origine. Une bonne occasion de revenir sur cette toile emblématique de l’artiste italien.

Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière, 1495-1499, Paris, Musée du Louvre.

La restauration du tableau de Léonard de Vinci débutera dans quelques mois au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Selon Vincent Pomarède, directeur du département des peintures du Louvre, « le tableau n’a pas de problème de conservation ». Il ajoute : « L’intervention est assez simple. Nous allons procéder à un amincissement du vernis, c’est tout ». Les couches récentes de vernis ont, en effet, beaucoup jauni et rendent la lisibilité du tableau difficile. Il s’agira donc d’ôter quelques couches de ce vernis pour éclaircir l’arrière-plan du tableau devenu très sombre, et créant un déséquilibre avec le premier plan.

Différentes suppositions autour de ce portrait

La Belle Ferronnière est un portrait de femme peint vers 1495-1499 par Léonard de Vinci. Cette huile sur panneau de noyer représente une jeune femme saisie de trois quart, le visage tourné vers le spectateur mais avec un regard froid et fuyant. Elle porte une somptueuse robe rouge, et son front est paré d’un bijou alors à la mode en Lombardie appelé « ferronnière ».

Ce tableau a créé de nombreuses suppositions quant à l’identité de la jeune femme représentée. Le nom de l’œuvre vient d’une confusion de ce portrait avec un autre, celui censé représenter la femme de Le Ferron, maîtresse de François Ier. On a ensuite pensé qu’il s’agissait d’Ann Boleyn, maîtresse puis deuxième épouse de Henry VIII, deLucrezia Crivelli ou de Cecilia Galleriani, qui furent maîtresses de Ludovic Le More, duc de Milan ou encore Béatrice d’Este qui fut son épouse.

Les hypothèses concernent aussi l’identité du peintre. L’attribution de ce tableau à Léonard de Vinci n’a pas toujours été unanime. Certains spécialistes  affirmaient qu’il s’agissait d’une œuvre de Giovanni Antonio Boltraffio ou de Francesco Melzi. Mais après plusieurs études réalisées sur l’œuvre, on est maintenant certain que le tableau provient bien de l’atelier de Léonard de Vinci.

La Belle Ferronnière rejoindra ainsi la Bethsabée au bain de Rembrandt et La Vénus du Pardo du Titien qui sont déjà en cours de restauration au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France.

 

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