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« Modernités plurielles » : le Centre Pompidou sort de ses réserves

Magali Lesauvage 17 janvier 2014

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Depuis le mois d’octobre (et jusqu’en janvier 2015), le Musée national d’Art moderne propose un nouvel accrochage de ses collections datées du début du XXe siècle à 1970, remettant en question une histoire de l’art centrée sur les grands artistes occidentaux. Visite indispensable de Modernités plurielles, au sixième étage du Centre Pompidou.

Vue de la collection moderne Modernités plurielles au Musée national d’Art moderne, Centre Pompidou, Paris.

Chaque saison à Paris, des milliers de visiteurs se pressent pour visiter les grandes rétrospectives organisées au Grand Palais, au Louvre ou au Centre Pompidou. Oubliant presque que les grands musées de la capitale abritent des collections merveilleuses, les Parisiens sont relativement peu nombreux, en comparaison avec les « primo-visiteurs » qui les découvrent, à parcourir leurs collections permanentes.

Sortant de leurs réserves, les musées redoublent d’efforts pour renouveler leur accrochage, afin de faire revenir les visiteurs au musée. C’est d’autant plus le cas dans un lieu comme le Centre Pompidou, où le Musée national d’Art moderne manque cruellement d’espace pour présenter ses quelques 100 000 œuvres. La nouvelle présentation des collections modernes (1905-1970) à Beaubourg est à ce titre un exemple remarquable du genre, où il ne s’agit pas seulement de reconstituer les grands courants de l’art du XXe siècle par thématiques, mais d’y apporter un regard nouveau, enrichi d’objets et de documents inédits. Le parcours imaginé par Catherine Grenier (directrice adjointe du musée récemment prise dans une sordide affaire d’évincement, avant d’être recrutée par la Fondation Giacometti) a ainsi l’intelligence de présenter les moments clés (fauvisme, surréalisme, art cinétique…) en présentations synchroniques, mais aussi de faire découvrir des artistes et des scènes étrangères mal connus.

Henry Valensi, Mariage des palmiers, 1921, Paris, Musée national d’Art moderne – Centre Pompidou.

Ainsi se forme, grâce au millier d’œuvres présentées dans la quarantaine de salles du sixième étage du Centre Pompidou, une image kaléidoscopique des « modernités plurielles ». Habitus inconscient, le regard ethnocentré sur l’Europe et l’Amérique du Nord est déplacé, pour proposer une « géographie élargie de l’art » (Amérique latine, Asie, Afrique) qui intègre également la place des artistes femmes ou encore de l’art brut, tout en n’éliminant pas les grandes figures de nos manuels — Matisse, Le Corbusier, Kandinsky, etc.

Parmi les découvertes réjouissantes à faire dans cette exposition de digressions, citons pêle-mêle l’inspiration futuro-exotique d’un Henry Valensi, membre de la Section d’Or et fondateur du « musicalisme » (ill.) auquel une salle entière est consacrée, le surréalisme angoissant de l’Américain Alexandre Hogue, ou la peinture naïve de Janice Biala, amie de Willem de Kooning. L’art sud-américain est particulièrement bien représenté, notamment celui du Brésil, avec les toiles de Vicente Do Rego Monteiro, proches de Mirò, et Tarsila, ou l’Afrique, avec la peinture monumentale de la Sud-Africaine Esther Mahlangu, ou la sculpture réaliste du Nigérian Aniedi Okon Akpan qui clôt le parcours. Peintures à l’encre du Japon, objets de l’art populaire de l’ancienne Russie, ou encore œuvres traditionnelles d’Afrique et d’Océanie mettent à plat les influences multiples, à rebours d’une histoire de l’art monolithique, marquée par l’émergence de grands génies et de pays leaders. Design et architecture prennent naturellement leur place dans ce panorama culturel, en particulier comme instigateurs de révolutions.

Plurielle, la modernité en art ouvre ici des pistes de réflexion infinies, et le musée devient ainsi un inépuisable moteur de recherches sensibles et cognitives. Jouissif : on y retourne.

MODERNITÉS PLURIELLES (1905-1970)

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