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Secrets d’initiation et objets sacrés au Quai Branly

Gwenael Ameline de Cadeville 9 janvier 2014

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Le musée du Quai Branly dévoile les secrets de l’irréductible peuple Lega de la République démocratique du Congo, et en particulier ceux de la société Bwami. Cette institution distille une philosophie de vie par laquelle les initiés tentent d’atteindre excellence morale, beauté, sagesse et prestige. Jusqu’au 26 janvier 2014, venez découvrir une série d’objets indissociables de ses rituels initiatiques.

Masques Lega, collection Jay T. Last © Fowler Museum – UCLA, musée du Quai Branly.

Dans la pénombre du musée, statuettes, masques et autres ustensiles provenant de la collection du physicien Jay T. Last s’alignent devant nos yeux accompagnés par des dizaines de proverbes Lega. Ces objets, tous très différents, ont pourtant un point commun : leur petite taille. Particularité qui s’explique par leur fonction d’objets rituels. C’est au cours de cérémonies initiatiques destinées à faire entrer ou élever au grade supérieur un membre Bwami qu’ils sont utilisés. Associés aux musiques, aux mimes, aux proverbes ou aux arts de la scène, ils forment la « phase visuelle » de ces cérémonies.

Les outils initiatiques sont alors sélectionnés selon leurs valeurs symboliques et placés devant les initiés, formant une association d’idées que ces derniers doivent interpréter. Ils sont assimilés à la « busoga », un terme qui évoque l’association entre le beau et le bon, idée fondamentale dans la philosophie Bwami. Ils symbolisent la beauté, l’unité et la continuité qui sont les qualités admirées par les Lega.

Une simplicité complexe

L’art Lega est caractérisé par des formes simples. Pour réaliser ces véritables œuvres d’art, les artistes ont une grande liberté. Des commanditaires, ils ne reçoivent que les matériaux (bois, ivoire, os) et une description succincte (sexe, taille, attitude) de l’objet désiré. Les visages sont réduits à des ovales et les nez sont simplement représentés par une fine arête verticale. Les sculpteurs maitrisent les formes élémentaires, en particulier le léger galbe des cylindres, pour créer une forme humaine simplifiée.

Virtuose, très expressive et métaphorique, cette forme artistique est très complexe. Les figurines zoomorphes ou anthropomorphes représentent les qualités nécessaires aux hommes. Le serpent est le garant de la mémoire, la tortue celle de l’intelligence et le pangolin est le symbole de pouvoir, de la famille et de la connaissance. Les masques sont de véritables insignes permettant à tous de reconnaître les grades de chacun. Certaines sculptures utilisées par la société Bwami sont consacrées, considérées comme « chargées », devenant ainsi sacrées et parfois dangereuses. L’objet acquiert alors un pouvoir capable de soigner comme de punir. Inutile de dire qu’il règne sur la mezzanine Est du Quai Branly une atmosphère quasi surnaturelle…

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