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Le club de football de l’AS Saint-Étienne ouvre son musée des Verts

Stéphanie Broisat 26 décembre 2013

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L’AS Saint-Étienne a inauguré vendredi 20 décembre, le musée des Verts. Une première en France pour un club de football, et une nouvelle source de revenus pour le club stéphanois, qui joue la carte de la nostalgie à travers un parcours historique.

Le musée des Verts à Saint-Étienne © DR.

Situé au premier étage de la tribune Jean-Snella du stade Geoffroy-Guichard, le musée des Verts retrace, sur 800 mètres carrés, l’histoire du célèbre club, à travers huit salles correspondant chacune à une époque précise de l’épopée stéphanoise, qui fête cette année ses 80 ans.

Le conservateur Philippe Gastal a ainsi rassemblé plus de 1000 objets relatifs au club. Un travail de dix années, concrétisées aujourd’hui par ce musée d’un type un peu particulier, puisqu’il n’existait jusqu’à présent aucune institution muséale en France dédiée à une équipe de football. Maillots, chaussures, trophées, fanions et ballons y sont présentés.

Mais les véritables stars du lieu sont sans conteste les fameux poteaux carrés de l’Hampden Park, symboles de la défaite des Verts à Glasgow en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1976 contre le Bayern de Munich, et la Mercedes du gardien emblématique du club, Ivan Curkovic. Dans L’Équipe, celui-ci raconte l’histoire de cette voiture : « Je l’avais achetée après la finale de 1976 et je ne m’en suis jamais séparé, même après la fin de ma carrière. Cette limousine exceptionnelle m’avait valu d’être surnommé avec sympathie « le capitaliste » par le président Rocher. Elle me renvoie à une période de ma vie chère à mon cœur. Je la gardais précieusement dans le garage de ma villa, à Cannes. Et puis un jour, en 2000, j’ai dit à Roland Romeyer [président du club, ndlr] : « Prenez-là, je vous l’offre. Vendez-là aux enchères, et avec l’argent récolté, construisez le musée des Verts ». Mais il a refusé. »

Alors que les reliques des poteaux carrés pourrissaient dans un sous-sol à Glasgow, Roland Romeyer, co-président de l’ASSE, a proposé de les rapatrier. Selon L’Équipe, une guerre des chiffres a suivi, les Écossais ayant d’abord demandé 50 000 euros, puis 37 000, après expertise. Le musée des Verts a finalement obtenu ces poteaux pour 20 000 euros, restaurés pour l’occasion.

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