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« La Liberté guidant le peuple » n’ira pas en Chine

Stéphanie Broisat 16 décembre 2013

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Alors qu’un vent de polémique commençait à souffler sur le possible prêt à la Chine du fameux tableau La Liberté guidant le peuple conservé au Louvre, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a déclaré que l’œuvre de Delacroix ne participerait pas l’an prochain au 50e anniversaire de la fondation de relations diplomatiques entre la France et la République populaire.

Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830, Paris, musée du Louvre.

Un temps envisagée pour figurer dans l’exposition célébrant le 50e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République populaire de Chine, La Liberté guidant le peuple, célèbre œuvre de Delacroix peinte en 1830 et visible au Louvre, ne participera finalement pas au voyage.

Alors même qu’aucun conservateur en charge de la toile au Louvre n’avait évoqué un quelconque avis, des militants de la ligue des Droits de l’Homme ainsi que certains défenseurs du patrimoine n’ont pas hésité à marquer leur désapprobation.

Afin de stopper les débuts de polémique, Aurélie Filippetti a déclaré sur France Inter que « la Liberté ne pouvait être prêtée à la Chine en raison de son état trop fragile ». Jouant la carte de la possible mise en danger du tableau, la ministre de la Culture n’a pas hésité à évoquer les précédents prêts qui auraient, selon elle, dégradé l’état général de la toile, dont son déplacement aux États-Unis, il y a quarante ans. Par ailleurs, la toile, présentée au Louvre-Lens, a plus récemment été vandalisée au marqueur, obligeant à un travail de nettoyage.

« Aujourd’hui, l’avis des conservateurs est très net : cette toile ne doit plus bouger, a déclaré la ministre sur la radio de service public. Moi, je suis l’avis des professionnels, c’est eux qui nous permettent de garantir le rayonnement de la culture française partout dans le monde ».

Une manière indirecte de soutenir Jean-Luc Martinez, le nouveau patron du Louvre à qui incombait la mission de trancher quant à la possibilité de transporter le tableau sur le territoire chinois. En effet, la procédure française  veut  que ce soit aux directeurs de musée de signer toute demande de prêt sur la base des évaluations des conservateurs. Cependant, Aurélie Filipetti aurait, semble-t-il, noirci plus que de raison l’état général de la toile. En effet, le constat de La Liberté rédigé le 12 novembre 2012 avant son départ à Lens n’indiquait pas de dégradations notables, comme le souligne  le Figaro.

C’est le Quai d’Orsay, en l’occurrence le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui militait pour l’envoi à titre provisoire et diplomatique en Chine de La Liberté guidant le peuple. La décision finale reviendra cependant à François Hollande, même si Aurélie Filippetti est très claire sur sa prise de position.

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