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Google ouvre son « institut culturel » à Paris

Stéphanie Broisat 9 décembre 2013

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Le géant de l’internet américain Google inaugure mardi un nouveau centre culturel dans ses locaux parisiens Paris, le Google Cultural Institute. Alors que 300 musées participent déjà au Google Art Project, certains restent réticents face à l’intrusion généralisée de ce colosse dans le monde de l’art.

Vue du siège de Google France, où est dorénavant installé le Google Cultural Institute (via Le Daily Neuvième).

Après le monde virtuel, Google a décidé de partir à la conquête du réel, annonce leJDD.fr. Le Google Cultural Institute, une plateforme qui regroupe sur Internet des musées du monde entier, mais aussi des archives historiques et des vues de paysages célèbres, ouvre aujourd’hui, à une adresse physique cette fois-ci : rue de Londres, dans le 9e arrondissement de Paris, au siège français de la société.

À la fois ambassade, centre de conférences, showroom de technologies de pointe et lieu d’exposition d’art contemporain, ce lieu de 350 m² ne sera pas accessible au public, mais uniquement, à l’occasion de la présentation de projets, aux étudiants, artistes, conservateurs et autres acteurs du secteur culturel. Il accueillera par ailleurs en résidence deux jeunes artistes (nés après 1989) choisis par la plateforme 89plus (dirigée par les curateurs Hans Ulrich Obrist et Simon Castets), et qui proposeront un projet en interaction avec des ingénieurs.

Cette inauguration va dans le sens de la politique menée par Google depuis plus de deux ans déjà. En effet, le Google Art Project, initié en 2010, se veut être, selon son directeur Amit Sood, une manière de rendre l’art accessible à tous. Grâce à la mise en place de visites à la manière de Google Street View, ou la possibilité de zoomer sur les œuvres d’art numérisées en haute définition, le visiteur peut approcher des chefs-d’œuvre en toute quiétude, de chez lui, pour une immersion optimale.

Toucher le plus grand nombre

Fédérant dix-sept  musées dans le monde à ses débuts, dont la Tate à Londres ou le MoMA à New York, le projet comptabilise aujourd’hui trois cents institutions dans près de quarante-trois pays, dont bientôt le musée Jacquemart-André à Paris ou encore le musée Unterlinden de Colmar. Le Château de Versailles a été quant à lui le premier à s’allier au géant américain.

Pourtant, certains musées restent encore frileux à l’égard de Google. Ainsi, le Louvre et le Centre Pompidou ne participent pas pour le moment au Google Art Project, qu’ils jugent « pauvre en terme d’histoire de l’art ». Cité par le JDD, Rémi Mathis, président de Wikimédia France, a cependant une position plus nuancée. Ainsi, il regrette que les images ne soient pas réutilisables et sous licence libre, et attend de cet institut qu’il agisse de manière désintéressée et tourné vers les utilisateurs qui aiment à mixer les images, les réutiliser.

Cependant, l’Institut a aussi et surtout pour mission de rassurer le monde de l’art : « Nous avons autorisé des établissements publics à signer des partenariats dont les contreparties ont été pesées et soupesées », dit-on au ministère de la Culture. Le but caché de la manœuvre en revient donc à développer d’autres écosystèmes numériques et tenter de vivre aux côtés de celui de Google. Car même si le Google Art Institute n’a soit-disant pas de visées commerciales (ce sont les musées qui procurent les informations et les droits), l’internaute doit avoir une adresse gmail (chez Google), pour créer sa galerie personnelle. Le moteur de recherche américain peut dans ce cas monétiser ces données.

 

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