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Cartier s’expose dans la luxueuse vitrine du Grand Palais

Magali Lesauvage 4 décembre 2013

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Le Grand Palais consacre, en ces jours de fêtes, une grande exposition à la marque de joaillerie de luxe Cartier, lui offrant du même coup la plus belle vitrine qui soit. Une expo qui en met plein la vue, et laisse dans l’ombre le travail d’atelier.

Inaugurée trois semaines avant Noël, l’exposition Cartier – Le Style et l’Histoire est éblouissante, littéralement. Dans le Salon d’Honneur du Grand Palais, lieu de mondanités ouvert pour la première fois aux expositions, des projections de kaléidoscopes psychédéliques nous plongent dans l’Ancienne Égypte ou la Belle Époque, dans un kitsch qui frôle la vulgarité, et jure avec l’élégance même à la Cartier. Les quelques 600 bijoux et objets, provenant pour la plupart des collections de la grande maison française, pour certains de musées (notamment du Qatar), et pour quelques-uns de particuliers, scintillent dans leurs vitrines impeccables, à l’ordonnancement comparable à celles de la rue de la Paix.

Collier hindou, Cartier Paris, commande de 1936 par Mrs. Daisy Fellowes. Photo : N. Welsh. Collection Cartier.

Là on cligne d’émerveillement devant les tiares et diadèmes de princesses exposés sur plateau tournant, le « collier hindou » de style tutti frutti commandé par Daisy Fellowes (héritière Singer) dans les années 1930 ou les « pendules mystérieuses ». On suit l’évolution du style, de l’influence rococo à la géométrisation des années 1950 et à l’apparition de la fameuse panthère, en passant par les influences indienne, chinoise, égyptienne. On s’ébahit devant les colliers, bagues et boucles d’oreilles, mais aussi face aux encriers, nécessaires, montres, étuis à cigarettes et briquets. On révise sa gemmologie en écarquillant devant les diamants, rubis, jades, améthystes, turquoises, aigues-marines. Bref, on en prend plein les yeux.

Publi-expo ?

L’expo Cartier est-elle une « publi-exposition » ? Cela ne fait pas l’ombre d’un doute que la marque, et plus concrètement ses ventes, bénéficient d’une telle mise en avant : « publicité gratuite et ancrage patrimonial de leur image », résume le site louvrepourtous.fr. Lequel souligne que l’exposition est co-produite par Cartier (groupe Richemont), qui prête l’essentiel des objets et « prend en charge la scénographie », et que l’entreprise est un client régulier de l’établissement, qui en 2012 privatisait le Grand Palais des Glaces pour les fêtes de fin d’année de son personnel, et y tournait son film institutionnel L’Odyssée. Interrogé par Le Monde, Jean-Paul Cluzel, président de la RMN-GP, chargée du Grand Palais, reconnaît par ailleurs qu’il s’attend à un grand succès de billetterie : « Les institutions culturelles ont besoin d’expositions rentables ».

Rudolph Valentino portant la montre Tank dans Le Fils du cheik (1926).

Et pourquoi pas ?, rétorqueront les moins scrupuleux. L’exposition, qui joue un peu à l’excès la carte du glamour et du storytelling, a le mérite d’être irréprochable d’un point de vue scientifique : le parcours mi-historique mi-thématique fait l’inventaire de l’une des grandes réussites du luxe à la française, des origines, en 1847, à la définition du style Cartier tel qu’on le connaît aujourd’hui.

On aurait cependant aimé en savoir un peu plus sur les techniques même de fabrication, la vie des ateliers et des artisans que sur les grandes commanditaires que furent la duchesse de Windsor ou Liz Taylor. Le name-dropping constant compose ainsi une histoire « peoplisée » de la marque, émaillée d’anecdotes croustillantes, comme celle qui veut que l’acteur Rudolph Valentino ait exigé de conserver au poignet sa montre Tank lors du tournage du Fils du cheik, malgré un évident anachronisme. Une manière d’humaniser un propos qui de manière générale aurait gagné à montrer un peu plus l’arrière-boutique Cartier que les vitrines pour grandes clientes.

CARTIER

04/12/2013 > 16/02/2014

Galeries nationales du Grand Palais

PARIS

Éclipsée peut-être par la célébrité du nom et l’éclat des diamants, l’histoire complexe et foisonnante de la grande maison de joa...

Exposition terminée
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