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La Française Laure Prouvost reçoit le prestigieux Turner Prize

Stéphanie Broisat 3 décembre 2013

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Lundi 2 décembre, le Turner Prize a été attribué pour la première fois à une artiste française, Laure Prouvost, installée en Grande-Bretagne depuis une quinzaine d’années et relativement peu connue du public français. Cette dernière a créé la surprise en l’emportant face aux favoris des parieurs, David Shrigley et Tino Sehgal.

Laure Prouvost © Whitechapel Gallery.

La Française Laure Prouvost a reçu le Turner Prize lors de la cérémonie qui s’est déroulée lundi à Londonderry, dans le nord de l’Irlande. Ce prix a récompensé son installation vidéo racontant l’histoire d’un grand-père fictif, intitulée Wantee.

Née à Croix près de Lille, dans le Nord de la France, en 1978, Laure Prouvost a étudié dans des écoles d’art de Londres – le Goldsmiths College et la Saint Martins School. Résident en Grande-Bretagne depuis quinze ans, c’est ce lien qui lui a permit de participer au très prestigieux prix, réservé aux artistes vivant sur le territoire ou natifs britanniques.

Considérée comme l’outsider de la compétition face à ses concurrents (David Shrigley, favori des bookmakers, Tino Sehgal, qui a remporté le Lion d’Or à la Biennale de Venise 2013 ou encore la peintre Lynette Yiadom-Boakye), l’artiste a pourtant marqué les esprits cette année suite à son exposition à la Tate Britain autour de Kurt Schwitters, puis avec sa présentation individuelle à la Whitechapel Gallery de Londres. Elle y donnait déjà à voir un spectacle autour de la figure de son grand-père. Elle explique ici son travail :

Alors qu’Adrian Searle, le grand critique d’art du Guardian, pourtant grand admirateur du travail de Laura Prouvost, a déclaré qu’il pensait que la radicalité des performances de Tino Sehgal serait récompensée, le jury a tranché en faveur de l’artiste française, qui semblait être la première étonnée de ce choix. S’ajoutent à cela les déclarations de Penelope Curtis, la directrice de la Tate Britain et présidente du jury : « Le jury a été plus touché qu’il ne s’attendait par Laure Prouvost. Son travail a une incroyable richesse de texture, à la fois artisanal et utilisant les technologies courantes », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Le Turner Prize, créé en 1984, récompense chaque année un artiste de moins de 50 ans, qui réside, travaille ou est né au Royaume-Uni. Le prix est doté d’une somme de 25 000 livres (environ 30 000 euros).

Laure Prouvost expose actuellement plusieurs œuvres à la Biennale de Lyon et dans l’exposition No Fear, No Shame, No Confusion  au Panorama de la Friche Belle de Mai à Marseille. Par ailleurs, elle sera exposé dès février 2014 à New York au New Museum, avant Paris, en septembre 2014, à la galerie Nathalie Obadia.

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