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Splendeur et décadence des Étrusques au musée Maillol

Stéphanie Broisat 20 novembre 2013

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Peuplade mystérieuse d’Italie, à l’origine mal connue et aux écritures hermétiques, les Étrusques fascinent depuis toujours. L’exposition au Musée Maillol, Étrusques, un hymne à la vie, dresse le portrait d’une civilisation cosmopolite, à la fois frivole et empreinte de mysticisme. Retour sur leur histoire.

Vue de l’exposition au musée Maillol, Paris © Meyar Al-Roumi.

Les Étrusques intriguent. Malgré l’abondance de fouilles et d’ouvrages à leur sujet, l’histoire de cette civilisation, vivante du IXe au Ier siècle avant J.-C.,  demeure obscure, et son origine, peut-être d’Orient, n’a jamais été clairement définie. Car demeure un barrage encore aujourd’hui difficile à surmonter : celui de la langue. Leur écriture, mal comprise, ressemble à s’y méprendre à l’alphabet grec mais elle reste incompréhensible.

Pourtant, les sources ne manquent pas : plus de dix mille inscriptions ont été retrouvées et un long texte écrit sur douze bandelettes de lin entourant une momie égyptienne, conservée au musée de Zagreb, témoignent de cette richesse écrite. Cependant, aucune parenté valide n’est encore apparue entre l’étrusque et une langue déjà connue, empêchant toute traduction viable.

Les principales sources concernant l’histoire et les coutumes des Étrusques nous viennent en grande partie des récits grecs et romains. Selon eux, ils seraient venus de Lydie (dans l’actuelle Turquie), où une famine décimant la population les aurait obligés à un exil sur les côtes de l’actuelle Toscane. Par le brassage culturel entre ces nomades et leurs voisins italiques et romains, ce peuple neuf s’est hissé très rapidement à la première place dans la vie de l’Ouest méditerranéen, jusqu’à devenir le principal rival des Grecs sur les mers. Leur influence s’étend du Nord au Sud de l’Italie, tandis qu’une puissante dynastie étrusque, celle des Tarquins, règne sur la Rome archaïque, offrant à cette ville primitive un développement exponentiel.

Une culture ambivalente

Outre sa suprématie marchande et maritime, la civilisation étrusque fut aussi un peuple en constante évolution. L’exposition du musée Maillol se concentre avant tout sur l’évolution du mode de vie, fait de fêtes, de luxure et de sports, en opposition à une religion basée sur une forme de superstition, où l’art divinatoire se pratique dans les entrailles d’animaux éviscérés. Ainsi, des cabanes primitives du IXe siècle avant J.-C. aux intérieurs raffinés des demeures patriciennes, en passant par les tombeaux et vases représentant des scènes du quotidien, le parcours dresse un panorama de cette civilisation à travers une collection d’objets nous éclairant sur les spécificités qui ont abouti à un tel dynamisme culturel.

Vue des fresques des tombes de Tarquinia © Meyar Al-Roumi.

L’art grec archaïque va servir d’inspirateur et de modèle à l’art étrusque. Cette première période d’apogée artistique s’illustre à travers les statues de terre cuite qui ornaient à Véies le grand temple d’Apollon ou encore les fresques des tombes de Tarquinia.

Mais l’exposition montre également l’influence majeure qu’a laissée ce peuple, une fois tombé, sur Rome, notamment grâce à un essor artistique rapide, grandement enrichi par les liens étroits tissés avec les pays du Proche-Orient. Ainsi peut-on voir à Maillol les bijoux somptueux et les ivoires finement travaillés qu’ils disposaient auprès de leurs morts, comme en témoigne par exemple un fermoir de vêtement, décoré de figures d’animaux.

Mais comme toute grande culture, la civilisation étrusque n’échappa pas à sa période de décadence. Son inspiration ne cessa de faiblir, tandis que les artistes s’enfermèrent dans les anciennes formules sans proposer d’innovations fondamentales. Alors que l’art grec archaïque et l’art étrusque se sont développés à peu près simultanément, le second semble être resté bloqué dans la simplification et le formalisme, donnant un aspect parfois primitif à ses sculptures, quand les Grecs se montrèrent plus attachés au naturalisme. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que les archéologues en goûtent à nouveau les plus beaux témoignages.

ETRUSQUES

18/09/2013 > 09/02/2014

Musée Maillol – Fondation Dina Vierny

PARIS

Considéré le plus souvent comme un peuple originaire d’Orient, enveloppé dans le mystère d‘une langue hermétique, le peuple étrusq...

Exposition terminée
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