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La magie de Pixar s’invite au musée Art Ludique

Stéphanie Broisat 18 novembre 2013

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Le musée Art ludique a ouvert au sein de la Cité de la Mode et du Design, à Paris. Pour inaugurer ce nouveau lieu dédié à l’entertainement, une première grande exposition temporaire, Pixar — 25 ans d’animation, retrace l’histoire de la société de production américaine, qui a définitivement bouleversé le secteur de l’animation. Visite aux côtés de Buzz l’Eclair, Ratatouille, Nemo ou encore Wall-E.

Bob Pauley, Buzz l’Eclair dans Toy Story © Disney Pixar.

Depuis 1995, date de sortie de Toy Story, Pixar s’est taillé une place unique dans le panorama cinématographique. Production après production, ce géant de l’animation s’est définitivement inscrit dans la culture populaire. À tel point qu’on lui consacre une exposition itinérante d’envergure, qui fait aujourd’hui escale à Paris, après avoir pris naissance au MoMA de New York en 2006, et s’être offert un tour du monde, de Helsinki à Melbourne, en passant par Tokyo et Amsterdam. Un double événement, d’une certaine manière, puisque Pixar — 25 ans d’animation donne également le coup d’envoi à une nouvelle institution culturelle à Paris : le musée Art Ludique.

À l’origine de ce projet, un couple passionné par les arts du divertissement. Directeurs d’une galerie unique en son genre, ArtLudik, située sur l’île Saint-Louis, à Paris, Jean-Jacques et Diane Launier ont lancé le défi de créer un lieu à plus grande échelle afin de promouvoir leur conception de l’art : « L’idée est de montrer que l’art ludique a des liens de parenté nobles avec les plus grands artistes du monde », expliquent-ils à MyTF1News. C’est ainsi que le couple a choisi d’installer son musée quai d’Austerlitz, au bord de la Seine, dans un espace niché au cœur même de la Cité de la mode et du design.

Déployant 500 œuvres, soit beaucoup plus que dans sa version new-yorkaise initiale, l’exposition parisienne (au tarif d’entrée hélas exorbitant de 14 euros, ou 8,50 pour les enfants) revient sur les étapes chronologiques de la création des films les plus emblématiques de la marque, comme Wall-E, Monstres & cie, Ratatouille ou encore Cars, et révèle ses secrets de fabrication. Une démonstration « faite main » par ceux qui font la richesse de cet univers, grâce à une large collection de dessins préparatoires à base de crayons, de fusains, de pinceaux… et même de laque pour cheveux.

L’imaginaire au service de l’expérimentation

Exit donc les pixels et la 3D. Ce qui compte ici, c’est avant tout l’imaginaire des artistes. De simples croquis en story-boards colorés, les personnages évoluent, mutent, se transforment. L’exposition donne à voir l’évolution de nos héros préférés, de leurs débuts chaotiques jusqu’au résultat final, où chacun change de couleur, perd ou gagne un détail, se réinvente sans cesse.

On suit les hésitations de leurs créateurs, souvent méconnus du grand public. Nicolas Marlet, Jason Deamer, Ricki Nierva, Ellen Moon Lee et bien d’autres passent d’un exercice de style à l’autre. « Dot n’est pas si mignonne que ça, avec quatre bras », peut-on lire sous l’esquisse d’un des insectes de 1001 pattes, mettant en lumière le souci constant du détail.

Vue du zootrope en action dans l’exposition Pixar — 25 ans d’animation au musée Art ludique.

Outre les innombrables dessins et expérimentations, l’exposition donne aussi à voir l’historique de Pixar, à travers un making-of, des débuts dans les années 1980 à l’actuel mariage avec Disney. Par ailleurs, une immersion dans la partie technologique du travail permet de mieux prendre conscience de l’ampleur de la tâche que peuvent demander certaines scènes — le mouvement de l’abondante chevelure rousse de Rebelle en est un parfait exemple.

Cependant, la véritable attraction de cette exposition géante reste le « zootrope » qui occupe à lui seul une salle entière. Cette machine stroboscopique ressemblant à un manège, inventée au milieu du XIXe siècle, a pour principe de fondre le mouvement dans la persistance rétinienne. Ancêtre de l’animation, il prend vie grâce aux jouets de Toy Story.

La visite s’achève avec le film Artscape, d’Andrew Jimenez, qui s’inspire des œuvres exposés : un projet visuel expérimental, qui résume parfaitement la démarche artistique de Pixar, à mi-chemin entre l’art et le cinéma grand public.

PIXAR

16/11/2013 > 02/03/2014

Musée Art Ludique

PARIS

Le premier musée au monde dédié à l'art de l’”Entertainment”, ouvre ses portes à Paris le 16 novembre 2013 avec l’exposition ...

Exposition terminée
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