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Nomination surprise de Bernard Blistène à la tête du Musée national d’art moderne

Stéphanie Broisat 15 novembre 2013

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Le Musée national d’art moderne (MNAM), au Centre Pompidou, a un nouveau directeur. Bernard Blistène a été nommé vendredi 15 novembre à ce poste par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, et le président du Centre Pompidou, Alain Seban, et succède ainsi à Alfred Pacquement.

© Centre Pompidou/Marie-Annick Hamon

Candidat discret à la succession d’Alfred Pacquement, Bernard Blistène, né en 1955, est le nouveau directeur du Musée national d’art moderne, au Centre Pompidou. Directeur adjoint du MNAM de 1996 à 2002, ce conservateur en chef du patrimoine s’est construit une solide réputation dès ses débuts. Doté d’un réseau international important, ami des plus grands artistes, souvent considéré comme une personne « retorse », capable de grands coups de folies, selon ses dires, il est une personnalité de référence dans le milieu artistique et un œil avisé, sans doute un cadeau de filiation de la part de son père, le réalisateur Marcel Blistène.

Recruté en 1983 au Centre Pompidou, Bernard Blistène s’est fait connaître comme défenseur d’artistes tels que Christian Boltanski, Ed Rusha ou encore Andy Warhol. Homme d’action, dont le rayonnement a dépassé nos frontières, il n’a cessé de monter des expositions à travers le monde.

 En 1990, il devient directeur des musées de Marseille et crée le MAC, musée d’art contemporain. Il y recrute Philippe Vergne, qui deviendra par la suite le dirigeant de la Dia Foundation, institution new-yorkaise réputée. Ensemble, ils monteront des rétrospectives de Robert Smithson ou Chris Burden.

Il retourne au Centre Pompidou en 1996, mais les travaux qui se déroulent à l’institution lui donnent l’occasion de monter des projets au Guggenheim de New York. Vu comme un choix naturel à la tête du MNAM, c’est pourtant Alfred Pacquement qui l’emporte alors de peu.

Bernard Blistène (dont certaines voix diront qu’il souhaitait ardemment ce poste) ne se démonte pas et se lance dans le projet  La force de l’art, opération qui a vu le jour sous le mandat de Dominique de Villepin, alors premier ministre, dont le but était de défendre la création française. Puis il s’associe à Daniel Buren dans le démontage de tout un étage du Centre Pompidou, pour son son exposition Le musée qui n’existe pas. En 2003, il est la voix des 20 ans des FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain).

En 2009, Bernard Blistène se voit proposer le poste de directeur du département de développement culturel, sous la nomination, déjà, d’Alain Seban. C’est là que prend naissance le Nouveau Festival, qui contribue à redynamiser le Centre Pompidou, et dont la richesse laisser augurer d’un brillant avenir pour l’institution phare parisienne.

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