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Les Arts Déco nous disent tout sur les dessous

Magali Lesauvage 31 octobre 2013

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Avez-vous déjà enfilé un corset, porté un faux-cul ou marché avec une crinoline ? Saviez-vous que le slip n’avait pas toujours existé, mais que l’étui pénien était porté à la Renaissance ? Voyageant dans le temps, reconnaîtriez-vous à ses dessous une femme de l’époque de Louis XIV d’une autre vivant à la fin du XIXe siècle ? C’est à ces intimes questions que répond la passionnante exposition La Mécanique des dessous, aux Arts Décoratifs. Effeuillage en trois temps.

Baleines, paniers, faux-culs et crinolines : le corps contraint

Tournure cage, modèle « papillon », vers 1872, Paris, collection Falbalas © Patricia Canino.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le corps féminin est quasiment entièrement recréé par les dessous. Corps à baleines, panier, faux-cul et crinoline forment une sorte de second corps, de double fantômatique superposé au corps réel de la femme, nié dans ses avatars non-conformes à la mode. Véritable cuirasse, ce costume sous-jacent répond au canon de beauté de l’époque (avec des proportions variantes au fil du temps), mais qui correspond en gros à une taille très serrée, et une poitrine haute et bien arrondie.
Certains corsets ou crinolines dessinent une silhouette proche de l’abstraction, tant on est loin de la réalité du corps féminin et de son infinie variété. Ils imposent par ailleurs à celle qui les porte un maintien (notion à valeur éminemment morale, se tenir mal signifiant être de basse condition ou basse vertu) et une démarche particulière. Ainsi la Révolution française et les « sans-culottes » se révolteront-ils contre les « habits de fer, invention des siècles barbares et gothiques ».

Soutien-gorge et combinés : la modernité

Soutien-gorge, vers 1925. Paris, Les Arts Décoratifs, col­lec­tion Mode et Textile © Patricia Canino.

Avec la progressive libération de la femme et l’ascension du modèle de la femme active, le début du XXe siècle voit la disparition du corset, remplacé par la gaine et le soutien-gorge. Mais la contrainte reste de mise, jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, dans les années 1920, la mode « garçonne » impose-t-elle une silhouette androgyne, donc plate, effaçant la poitrine (peu soutenue par une brassière, voire carrément comprimée).

La suite voit la silhouette féminine idéale changer de proportions d’une décennie à l’autre. À la fin des années 1940, Dior crée le style « New Look », et on revient à une taille très fine et des hanches arrondies. La poitrine est de nouveau mis en avant, grâce notamment à l’apparition du soutien-gorge à baleines et armatures, tandis que la guêpière sculpte le buste. Puis les années 1960 remettent à l’honneur la silhouette angrogyne (c’est l’ère Twiggy), avant que les années 1980 ne créent un idéal anguleux (ah les épaulettes !). Aujourd’hui, le shapewear (des gaines amincissantes) impose une allure de plus en plus mince et sportive. À suivre… ou pas.

Le slip, pour nous les hommes

Publicité pour le slip Kangourou, 1948, collection particulière © DR.
Et les hommes, ne portent-ils pas eux aussi des sous-vêtements ? Si, depuis au moins aussi longtemps que les femmes. Moins contraignantes cependant que leurs équivalents féminins, les diverses prothèses de dessous portées du Moyen-Âge au XIXe siècles sont elles aussi destinées à mettre en avant les parties sexuées du corps masculin : poitrine gonflée par le jabot, entrejambe enflé par un étui pénien proéminent, taille cintrée par un corset, mollet rembourré… Les hommes aussi ont eu leur lot de contraintes corporelles.
Cette mode du corps viril semble faire son retour aujourd’hui, conjointement au recours de plus en plus fréquent à la chirurgie esthétique (mollets et pectoraux hypertrophiés notamment), avec la présence de sous-vêtements rembourrés ou « push-up ». Là encore, on reste libre de suivre la mode, ou pas.
LA MÉCANIQUE DES DESSOUS

05/07/2013 > 24/11/2013

Les Arts Décoratifs

PARIS

Cette exposition propose d’explorer la catégorie des dessous, féminins et masculins, tels que la braguette pour les messieurs, le corps ...

Exposition terminée
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