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En images : Lou Reed et l’art

Stéphanie Broisat 28 octobre 2013

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Le chanteur et guitariste du Velvet Underground est décédé dimanche 27 octobre, à l’âge de 71 ans. Provocateur infatigable au caractère souvent difficile, Lou Reed, proche de musiciens comme La Monte Young ou David Bowie, était un créateur de génie qui influença toute une génération d’artistes. Outre sa carrière musicale riche, il accorda à l’image une certaine importance dans son travail. Retour sur ses différentes immersions dans le domaine de l’art.

The Velvet Underground, Andy Warhol et Edie Sedgwick © Paul Morrissey.

On ne présente plus la mythique collaboration entre Lou Reed, Andy Warhol, auteur de la fameuse banane ornant la pochette du premier album du Velvet Underground, et la Factory. Produit warholien, l’esprit Velvet n’est pas que musical, le visuel ayant joué un grand rôle dans l’histoire du groupe, souvent bardé de noir pour se jouer des installations scéniques. La batteuse Moe Tucker disait d’ailleurs à ce sujet : « Nous étions comme des écrans humains ».

Andy Warhol, pochette de The Velvet Underground & Nico, 1967.

Une esthétique proche du psychédélisme, que l’on retrouve dès les débuts du groupe et la collaboration avec des artistes et designers des sixties, ou la production de flyers pop qui aujourd’hui jurent avec l’image punk et discordante du Velvet et de son « rock’n’roll animal », Lou Reed.

© Bob Driscoll.

Cette image a été fortement travaillée au sein de la Factory, atelier-appartement-lieu de sociabilité où règne Andy Warhol. Tantôt rois de la balade pop, tantôt conteurs d’un univers de drogues et de perversions sexuelles, les membres du groupe prônent un art ambivalent, à la fois naïf, mélancolique, et rêche. Voir le film The Velvet Underground & Nico : a Symphony of sound, longue improvisation de 67 minutes pour la sortie de leur célèbre album éponyme :

 

Acteur de sa propre vie, Lou Reed l’a été aussi devant les caméras. Son intrusion dans le monde du 7e art s’est matérialisée par plusieurs longs-métrages, allant de Wim Wenders (In weiter Ferne, so nah!) à Paul Auster (Brooklyn Boogie), en passant par Erik Skjoldbjærg (Prozac Nation).

Extrait du film In weiter Ferne, so nah! de Wim Wenders, où Lou Reed interprête son propre rôle.

Mais Lou Reed est resté avant tout un homme d’action et de création. En 2010, il réalisa un court-métrage co-réalisé avec Ralph Gibson, et où il filmait sa cousine Shirley Novick, une femme de 99 ans ayant vécu la Première guerre mondiale, puis fui la Pologne pour le Canada.

Récemment, Lou Reed avait collaboré avec Metallica pour un album d’un genre particulier, Lulu, dont les textes étaient inspirés par deux pièces écrites par l’allemand Frank Wedekind, et dans lequel, sur une musique de fond métal, Lou Reed utilisait son célèbre parlé/chanté. S’ajoute à cela la sortie de deux livres photographiques, Emotion in action, et Rimes Rhymes, accompagnés d’un texte de l’écrivain suisse Bernard Comment.

© Lou Reed

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